vendredi 24 juin 2016

Les gens heureux lisent et boivent du café, A.Martin-Lugand (2013)


    "Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l'exception de son coeur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Egarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l'existence. Afin d'échapper à son entourage, elle décide de s'exiler en Irlande, seule.
     Mais à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper..."



     Voici un livre qui n'est plus à présenter. Ça fait maintenant pas mal de temps que je le vois en librairie, et il fut un temps (peut-être un an ?) où il était chroniqué par (presque) tous les blogs de lecture. A vrai dire, si le titre me plaisait bien, l'histoire ne m'avait jamais tentée. Faut dire aussi que je me méfie pas mal des  romans dont j'entends trop souvent parler. Souvent je ne les lis pas, ou alors très longtemps après leur publication. Là, c'est autre chose. 
  
     En cette période sombre de ma vie, j'avais besoin d'une histoire qui redonne espoir. Le titre est en cela prometteur, et l'histoire, si elle n'a rien d'exceptionnel, fait du bien au moral. Lire l'histoire tragique d'un personnage et voir comment il réussit à remonter la pente permet de "relativiser" ce qu'il nous arrive ou du moins, de voir qu'on peut s'en sortir. C'est ce dont j'avais besoin en ce moment.  

    Certes, l'écriture ne m'a pas transportée. Parfois même, certaines expressions, trop familières à mon goût, m'ont dérangée. On est loin de l'écriture poétique. On est dans le réel, le quotidien avec des expressions comme "pétasse", "j'en ai ras le cul", et bien d'autres encore. Je ne suis pas fan de ce genre d'écriture quand c'est juste pour faire plus réel. Pour moi, l'écriture, la littérature, doit m'emporter hors de mon quotidien, ou alors il doit y avoir une recherche stylistique derrière, ce qui n'est pas le cas ici (ou alors je suis passée à côté). Si je veux ce genre de vocabulaire, j'allume la télé et regarde n'importe quel programme de TF1 ou M6 (pour ne citer qu'eux), ou je discute avec mes amis. Mais la lecture, c'est autre chose. 

     Cela dit, cela ne m'empêchera pas d'aller lire la suite qui a elle aussi un titre prometteur pour remonter le moral : La vie est facile, ne t'inquiète pas. En ce moment, je ne  recherche pas la "Grande" littérature, mais simplement une histoire qui redonne goût à la vie. C'est tout ce que je demandais à ce roman. Mission réussie.

Citation :

"Nous comptons bien qu'il sera surmonté après un certain laps de temps, et nous considérons qu'il sera inopportun et même nuisible de le perturber." (S.Freud, à propos du deuil, "Deuil et Mélancolie" in Métapsychologie) 


Les gens heureux lisent et boivent du café, Agnès Martin-Lugand
ed. Pocket, 177p. (2013)

dimanche 12 juin 2016

Changement de nom.

    Depuis quelque temps déjà, j'avais envie de changer le nom du blog. "A l'ombre des livres" ne me parlait plus vraiment. Je trouvais que cela était trop restrictif. J'avais envie de parler cuisine, tricot, cinéma, ou je ne sais quoi d'autre sur le blog, et le nom n'allait pas. 
      Il y a quelques jours, j'ai vécu un grand drame dans ma vie, et le changement de nom s'est imposé de suite en écoutant l'émission de Guillaume Gallienne sur France inter : "Un peu de lecture, ça peut pas faire de mal". J'ai donc repris l'idée, mais de façon générale. En plus, je trouve le nom "Ça ne peut pas faire de mal..." bien plus positif que le mot "ombre". Maintenant, reste à savoir si je vais réellement parler d'autres choses que de littérature...

vendredi 3 juin 2016

Une relation dangereuse, Douglas Kennedy (2003)

   "Quand Sally rencontre Tony...
   Ils se sont trouvés. Elle, fonceuse, ambitieuse, prête à tout pour décrocher un scoop. Lui, cynique, élégant, jamais plus à l'aise qu'en zone de guerre. Le journalisme extrême : voilà leur drogue, leur raison de vivre. Jusqu'à aujourd'hui. un seul regard a suffi pour les rendre accros l'un à l'autre.
   Dès lors, les événements se précipitent. Un mariage, une maison, un enfant en route... Elle pouponnera, il écrira enfin son roman. Le rêve. Ou presque. Peu à peu, Sally s'enfonce dans la dépression. l'homme qui partage son lit, cet inconnu trop vite épousé, semble cacher bien des vices. Et l'idylle éclatante prend soudain des allures de machination perverse..."





     C'est le premier roman de Douglas Kennedy que je lis. La quatrième de couverture ainsi que le titre étaient assez alléchants, et j'avais découvert l'auteur lors d'un de ses passages dans l'émission La Grande Librairie, il y a quelques mois. C'est donc avec envie que je suis entrée dans l'histoire. Malheureusement, j'ai vite déchanté. Non que l'histoire ne soit pas intéressante. Seulement, ce n'était pas le bon livre au bon moment. L'alchimie n'a pas opéré. Pour tout dire, j'ai eu l'impression de regarder un téléfilm américain qui passe sur M6 l'après-midi (et étant en arrêt depuis plusieurs mois, j'en connais un rayon à ce sujet ! ). Non que je n'aime pas, mais là ce n'était pas ce que je recherchais. Cela dit, il y a de l'action et, même si je n'ai pas apprécié plus que cela cette lecture, j'avoue qu'une fois partie, difficile d'arrêter ! Et ce dès le début. Parce qu'il lui arrive plein de choses à Sally !
     Tout d'abord, cette rencontre avec Tony dans l'hélico de la croix rouge en Somalie. Puis leur amour naissant, au Caire où ils sont tous les deux reporters de guerre. Puis leur mariage et leur déménagement à Londres. C'est là que les problèmes commencent à arriver. En effet, si Tony est anglais, Sally, elle, est américaine. Elle n'a donc jamais mis les pieds à Londres et doit s'habituer à sa nouvelle vie. Mais la vie est belle. Elle est amoureuse, fraîchement mariée, et enceinte ! Mais la réalité sera toute autre. D'abord parce cette grossesse ne se passe pas idéalement. Puis l'accouchement sera une horreur et laissera place à une dépression post-natale assez carabinée. Bref, quand je dis que ce n'était pas le bon livre au bon moment... Tout aurait pu allait pour le mieux, malgré tout cela, si Tony avait été réellement le prince charmant qu'il donnait l'impression d'être au Caire. Or, de retour dans son pays, là aussi la réalité est toute autre.

     Pour conclure, j'ai aimé le personnage de Sally, son optimisme, sa combativité. L'histoire aurait pu me convenir parfaitement, mais à une autre période de ma vie ! C'est haletant, bien écrit (même si j'ai noté que le traducteur était accro aux expressions "à telle enseigne que" et "à l'instar de" !). Une expression à la fin m' a fait rire : "constipation émotionnelle" ! J'ai assez aimé l'image ! 
     Bref, un roman à lire sur la plage cet été, si vous aimez les téléfilms américains, et que vous n'êtes pas enceinte (ou alors seulement si votre grossesse se passe bien !).

Une citation pour finir :

"[...] on peut devenir ce que l'on veut être à condition d'y croire [...]" (p.379).

Douglas Kennedy, Une relation dangereuse (2003), 
éd. Pocket ; 532p.

jeudi 2 juin 2016

De retour de la médiathèque...

Ça faisait quelque temps que je n'avais pas mis les pieds à la médiathèque (j'avais d'ailleurs beaucoup de retard pour rendre un livre ). J'ai profité de l'arrêt de la pluie pour enfin sortir de chez moi et voici ce que j'ai trouvé. Pas de romans, j'en ai déjà pleins qui m'attendent sur mes étagères (puis je dois avoir un problème : chaque fois que j'en emprunte un ou que l'on m'en prête un, je ne le lis pas, c'est plus fort que moi). Seulement des livres "techniques" qui peuvent être feuilletés à tout moment.

http://static.fnac-static.com/multimedia/Images/FR/NR/5f/66/61/6383199/1540-1.jpgEtant en arrêt pour encore très longtemps, je me suis dit que c'était l'occasion de sortir et tester d'un peu plus près ma machine à coudre. Rien de tel que l'arrivée d'un bébé pour avoir l'âme créative !

http://static.fnac-static.com/multimedia/FR/Images_Produits/FR/fnac.com/Visual_Principal_340/3/8/7/9782012306783.jpgParce que j'en ai assez de regarder des choses sur internet. J'ai davantage confiance en les livres. Peut-être à tort, je me dis que les infos sont plus fiables.

http://www.editions-larousse.fr/sites/default/files/styles/large/public/images/livres/9782035906625-X_0.jpg?itok=rJsey05nHistoire de faire venir le soleil. Mais aussi parce que la grossesse est un moment privilégié pour "mieux" se nourrir.

Afficher l'image d'origineC'est un auteur-psychiatre que j'ai découvert à La Grande Librairie la semaine dernière. J'avais donc envie de le découvrir de plus près. Puis mettre plus d'optimisme dans la vie est un de mes objectifs en ce moment.

Voilà. Ce n'est pas un gros butin, mais c'est suffisant pour le moment. Ceux-là, au moins, je suis sûre de les ouvrir et les feuilleter !