mercredi 18 novembre 2015

Après la vague, Orianne charpentier (2014)

   Une critique brève pour un roman bref qui me laissera un souvenir bref !
   Après la vague est un roman qui n'est pas inintéressant, loin de là, mais d'une écriture beaucoup trop simpliste pour l'apprécier véritablement.

    Sur fond de cette terrible catastrophe naturelle qui a frappé l'Asie en 2004, Orianne Charpentier nous livre le destin tragique d'une famille française lambda. Maxime, le personnage principal de l'histoire, à peine âgé de 16 ans, est en vacances en Asie, au bord de l'océan Indien, avec sa soeur jumelle, Jade, son frère aîné, Albert, et ses parents. Un matin, lors du petit déjeuner à l'hôtel, il annonce à ses parents qu'il refuse de partir visiter la région avec eux. Il préfère profiter de la plage et du soleil. Ses parents ne sont pas d'accord, puis finissent par se résigner. Jade décide de rester avec lui. La catastrophe se produit lors de cette matinée ensoleillée. Jade est emportée par la vague ; Maxime gravement blessé, mais vivant. C'est la lente et douloureuse reconstruction de Maxime, le deuil qu'il doit faire pour continuer à vivre, que relate ce petit roman.

   L'histoire est donc intéressante, d'autant plus que c'est la première que je lis concernant cet événement. On imagine très bien la douloureuse étape que le personnage principal est en train de vivre. Toutefois, sans tomber dans le pathos à haute dose, il me semble que les sentiments éprouvés par Maxime, Albert ou ses parents, auraient pu être bien plus détaillés. Mais surtout, ce qui m'a dérangée, c'est que j'ai pu lire le roman très rapidement, en survolant certains passages, sans que cela nuise à la compréhension. Et ça, je n'aime pas. C'est pour moi le signe d'une qualité (très) médiocre.

Cependant le prologue aura retenu mon attention :

   "Tous, à la fin de nos vies, nous mourrons.
   Mais pour la plupart d'entre nous, la mort n'est qu'un mirage vague, un horizon lointain. Tant que nous sommes jeunes et bien portants, nous traversons la vie comme des funambules ; nous marchons sur le fil à grands pas hâtifs, pressés de trouver un milieu plus stable et plus heureux.
    [...]
   Oui, nous vivons en surfant sur l'écume de la vie, sans jamais comprendre vraiment ce que c'est que la vie. Jusqu'à ce qu'une vague nous engloutisse ; qu'elle nous broie, qu'elle nous brise, qu'elle nous lâche et nous rejette, pour nous remettre au monde, nu comme un nouveau-né -- et tout recommencer autrement."

Après la vague, Orianne Charpentier (2014)
Ed. Scripto (155p.)