samedi 31 janvier 2015

La Décision, Isabelle Pandazopoulos (2013)




   Quand l'éditeur écrit que ce roman est "inlâchable", c'est vrai ! Là encore, ce roman jeunesse est une petite merveille qui m'a émue à plusieurs occasions ! Je l'ai lu en deux soirées, et, à chaque fois, les larmes me sont montées aux yeux ... Sans compter qu'à la fin, j'ai vraiment cru pleurer tellement c'est bouleversant ! Vous l'aurez compris, il s'agit là de mon deuxième coup de coeur de l'année. Moi qui suis exigeante en terme de littérature, je me surprends à avoir deux coups de coeur consécutifs, qui plus est pour de la littérature jeunesse.

    Louise Beaulieu est une élève sage et brillante de Terminale S. Le 20 octobre 2011, au lieu d'être dans la rue comme la majorité de ses camarades lycéens qui, depuis dix jours, manifestent " pour demander plus de justice sociale, le retrait pur et simple de la réforme des retraites, dix jours que les adultes répétaient outrés qu'ils n'avaient rien à faire là ", Louise est en cours de maths. C'est là que sa vie bascule. La jeune fille ne se sentant pas bien du tout, demande à sortir. Samuel, son camarade de classe tout aussi sérieux qu'elle (deux ans d'avance tout de même !), l'accompagne pour aller à l'infirmerie. Seulement, Louise n' pas le temps d'arriver jusque-là. Elle marche en se pliant en deux et file aux toilettes ... où elle accouche toute seule !  
   Choquée, elle s'évanouit. Faut dire qu'elle ne s'y attendait pas du tout. Tout comme son entourage. Louise n'avait pas pris de poids, ou si peu. De plus, elle affirme n'avoir jamais eu de relations sexuelles. C'est à n'y rien comprendre. Sa vie s'écroule. Ce bébé, elle n'en veut pas. Ce n'est pas le sien. Elle n'est pas sa mère. Elle va devoir prendre une décision.

   Un roman sur le déni de grossesse. Mais pas que. C'est aussi un roman sur l'insouciance de l'adolescence qui s'envole comme ça, sans crier gare, et qui transforme irrémédiablement une vie innocente. On découvre une jeune fille sérieuse, bonne élève, devenir mère à son insu. On suit chacune de ses pensées, de ses interrogations et incompréhensions. Et on ne peut qu'être ému. Cette façon de devenir adulte est si violente que la gorge se noue. On découvre aussi la violence que cette naissance inattendue produit sur les parents de Louise. La réaction de ses proches, à commencer par son petit groupe d'amis. Un malaise se crée. Seul Samuel, perturbé par cette histoire, va mener l'enquête. Il cherche à savoir ce qui est arrivé à Louise. Pourquoi ne se souvient-elle de rien ? Mais finalement, est-ce important de connaître la vérité ? Cela ne changera rien à la réalité, ne fera pas revenir Louise à sa vie d'avant. Le bébé est là. Et quoi qu'elle en dise, c'est le sien. C'est elle qui l'a mis au monde.
   A travers l'histoire de Louise, on découvre aussi l'histoire d'autres mères adolescentes rencontrées au centre dans lequel Louise se réfugie avec son petit Noé. Ces jeunes filles n'ont rien en commun avec Louise. C'est aussi cette diversité des personnages qui est intéressante. Cela permet de voir que cette "tragédie" (comment qualifier autrement le fait de devenir mère sans le savoir, sans le vouloir à presque 18 ans ?) n'arrive pas seulement aux "racailles", aux "filles de la rue" comme elles sont désignées dans le roman. Même une jeune fille de bonne famille, bien élevée, polie, peut y être confrontée.
  De plus, l'intérêt du roman réside dans la multiplicité des points de vue. L'histoire est racontée, au fil des chapitres, à travers différents narrateurs. Cela commence par Louise bien-sûr, mais aussi le proviseur du lycée, son ami Samuel, sa mère, son père, la psychologue... Bref, un roman vraiment bien construit permettant d'avoir un autre regard sur cette question du déni de grossesse et sur ces mères adolescentes.

   Pour conclure, une histoire émouvante, marquante, dérangeante, qui fait réfléchir... parce que Louise, ça peut-être n'importe qui. Ça peut être nous (ou en ce qui me concerne, ça aurait pu, mes 18 ans étant loin derrière moi maintenant ! ), ça peut-être une cousine, une soeur, une amie ...


La Décision, Isabelle Pandazopoulos
éd. Gallimard, Scripto (246 p.)


lundi 26 janvier 2015

Bacha Posh, Charlotte Erlih (2013)

Quatrième de couverture :  

"Je ne veux pas me morfondre dans mon coin en maudissant le sort. Je n'aime pas ce rôle. Je vais donc continuer à me battre. Voilà mon identité : lutter. Mon identité, c'est de persévérer, non pas d'être un garçon ou une fille. Je suis moi. Et moi, je me bats. Ça ne me gêne pas de mourir. Mais seulement quand j'aurais tout tenté."

     Elle vit comme un garçon, s’habille comme un garçon et passe, aux yeux de tous, pour un garçon.
    C’est une bacha posh : une de ces filles élevées comme des fils dans les familles afghanes qui n’en ont pas.
     À la puberté, elle doit redevenir une jeune femme. Mais quand on a goûté à l’action et à la liberté, comment y renoncer ?






Mon avis :
   Que dire de ce fabuleux petit roman ? Par où commencer ? 
  Cette lecture a été une véritable claque comme j'en ai rarement en littérature jeunesse. Les deux dernières claques reçues dans cette catégorie remontent à il y a deux ans avec Le faire ou mourir de Claire-Lise Marguier, et Les arbres ne meurent jamais de Jeanne Benameur. C'est pour dire que ce n'est pas si fréquent. Je lis beaucoup de choses sympa en jeunesse, c'est une certitude, mais rarement les romans de cette catégorie me bouleversent véritablement.

   Bacha Posh, c'est l'histoire d'une jeune afghane vivant à Kaboul : Farrukhzad. Elle n'a que des soeurs. Son père est insulté par ses camarades qui le disent infertile : il n'est pas capable d'engendrer un fils ! Honte sur lui et sur sa famille. Sa femme et lui décident de déguiser Farrukhzad en garçon, et ce jusqu'à la puberté. C'est ainsi que Farrukhzad devient Farrukh.
  Elle est élevée en garçon : elle peut regarder son père dans les yeux et s'adresser directement à lui, elle peut sortir seule dans les rues de Kaboul, elle apprend le français grâce à des leçons particulières données par son père, elle sait lire et écrire : elle est libre ! 
  De plus, Farrukh fait de l'aviron. Il n'est pas rameur : la condition physique lui fait défaut ; mais il est le chef de l'équipe qu'il a montée lui-même. La seule de Kaboul. Son objectif ? Emmener son équipe aux JO.
   Tout roule jusqu'à cette journée tragique où Farrukh croit mourir tellement son ventre lui fait mal. Les règles débarquent et la puberté est là. Fin du mensonge social. Farrukh doit redevenir Farrukhzad et enfiler la burqa. Oui mais voilà, après avoir goûté à la liberté, pas facile de se soumettre. 

  Etant totalement ignorante en matière de coutumes afghanes, comme de tous les pays de cette partie du monde d'ailleurs, j'ai été sidérée de connaître l'existence de ces Bacha posh, expression qui signifie littéralement en langue dari "habillé comme un garçon". Comment peut-on éduquer son enfant comme un garçon pendant presque 10 ans (environ 5 ans jusqu'à 15 ans) pour ensuite faire de cet enfant une femme, c'est-à-dire un être inutile et méprisé, un objet ? Comment se construire dans ces conditions ?
Les questions posées dans ce livre m'ont véritablement interpellée. Outre le problème de la construction de l'individu et le statut de la femme à Kaboul, ce livre est un véritable hymne à la liberté
   Toutefois, je n'ai pas aimé la fin. J'ai refermé le livre énervée. La fin est bien trop ouverte à mon goût.  Je me suis sentie frustrée ! Là encore, il y a bien longtemps qu'un livre m'avait mise dans cet état.

   Si, comme moi, vous aimez les romans qui vous mettent dans des états inhabituels, je vous recommande vivement la lecture de ce petit bijou !




Bacha Posh, Charlotte Erlih
ed. Actes sud Junior (2013), 192 pages.

mercredi 21 janvier 2015

Le jour où on a retrouvé le soldat Botillon, Hervé Giraud (2013)


   Une deuxième lecture faite pour le travail, mais qui, cette fois, ne m'a pas enthousiasmée. Pourtant, la narration est intéressante. Un chapitre est raconté par le soldat Botillon, le suivant par son arrière-arrière-petit-fils. Tout le roman est basé sur cette alternance de narrateur. Oui mais voilà. Autant les chapitres concernant le petit-fils m'ont plu, autant ceux racontés par le soldat étaient lourds. On sentait l'envie d'instruire plus que l'envie de raconter. Et ça, bof, quoi.
   En effet, le roman s'ouvre par le récit du soldat Botillon. On est en octobre 1914. La guerre vient à peine de commencer et s'enlise déjà. A travers le parcours de Noël Botillon, on apprend des choses concernant la Grande Guerre. Cela pourrait être intéressant, si c' était présenté de manière plus subtile. Noël a tout juste 20 ans. Il est amoureux d'Eglantine. Il apprendra en janvier 1915 qu'elle est enceinte de lui et qu'il doit trouver un prénom. Seulement, Noël n'aura pas le temps de répondre à cette lettre. Il sautera, tel un feu d'artifice, sur une mine allemande. La guerre continue. Eglantine donnera naissance à une fille : Avril. La vie continue elle aussi.
    En parallèle, le roman se déroule à notre époque. La fille d'Eglantine aura elle aussi des enfants qui auront des enfants qui auront des enfants. C'est comme cela que l'arrière-arrière-petit-fils de Noël Botillon se retrouve mêlé à la narration. On est en 2015 et Grand-Mamie (Avril) fête ses 100 ans. Toute la famille se réunit pour l'événement. Par un concours de circonstances, les enfants trouvent un cadavre : celui du soldat Botillon (d'où le titre). Que faisait-il là ? Que s'est-il passé ? C'est la réponse à ces questions que nous délivre le roman.

   Pour conclure, je ne regrette aucunement cette lecture (à quoi cela servirait-il d'ailleurs ?), mais pour sûr, je ne l'aurais sûrement pas ouvert si je n'y avais pas été "obligée", et ce petit roman ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Le jour où on a retrouvé le soldat Botillon, Hervé Giraud (2013), 
ed. Thierry Magnier (132 pages).

dimanche 18 janvier 2015

Frangine, Marion Brunet (2013)

     Voici ma première lecture de l'année. Une lecture "obligatoire" puisque pour mon travail, mais une lecture que j'ai beaucoup aimée. Un roman jeunesse qui fait réfléchir, qui repousse les préjugés. Un roman jeunesse qui s'inscrit pleinement dans l'actualité de notre société. Bref, un livre qui fait du bien, et qu'il faudrait mettre entre toutes les mains.


L'histoire :
     Joachim et Pauline sont deux "bébés Thalis". Ils ont été conçus par PMA, en Belgique. Pourquoi ? Parce que la Procréation Médicalement Assistée est interdite en France... pour les couples homosexuels. Eh, oui ! Joachim, âgé de 17 ans, et sa soeur Pauline, à peine âgée de 15 ans ont comme particularité d'avoir deux mamans : Julie, la mère biologique, et Maline (alias Maryline), la mère "d'adoption". Une particularité qu'ils assument pleinement, qui ne leur a d'ailleurs jamais (ou presque) posé problème. Leurs amis sont au courant et trouvent ça "cool" ; les profs s'en moquent ; les grands-parents, à l'exception de Mamie-Françoise, sont très présents. La vie est "normale" et est même qualifiée de "pays des Bisounours" au début du roman par Pauline. Oui, mais voilà : la vie est loin d'être un long fleuve tranquille et n'a rien à voir avec le pays des Bisounours justement. Pauline en fera l'amère expérience lors de son arrivée au lycée.

Mon avis :
     Cette lecture, même si elle était une "obligation", n'a pas été contraignante pour autant. Au contraire, j'avais même hâte de trouver le livre en médiathèque. Pourquoi ? Tout d'abord parce que la couverture est belle, que le titre m'intriguait, mais surtout parce que les élèves de troisième participant au projet sont venues me voir plusieurs fois toutes retournées par leur lecture. A chaque fois, j'avais droit au : "Ah là là, Madame ! Frangine ! Faut que vous le lisiez !!". Une fois la lecture achevée, j'ai compris leur enthousiasme, et je suis même très heureuse qu'un roman abordant un tel thème les touche à ce point. Cela donne confiance en l'avenir.
    A l'heure des grands débats sur l'importance de la famille "normale" pour l'équilibre des enfants, sur la remise en cause du mariage gay et de l'accès à la PMA les concernant, ce roman fait du bien.
     Pas de tabou, pas de vision bisounours de la vie non plus. Certains adultes sont contre leur mode de vie familiale (quelques parents d'élèves, un institutrice, la grand-mère). La vie n'est pas non plus rose pour Maline : elle est au bord du burn-out concernant son travail. Par conséquent, la vie de couple en pâtit. La vie "normale", quoi, avec ses hauts et ses bas. Et bien-sûr le harcèlement dont Pauline est victime au lycée. Le tout raconté du point de vue de Joachim.

Pour conclure, un roman jeunesse que je recommande chaudement. Peut-être pas un coup de coeur (je suis très exigeante, en fait), mais qui n'en est pas loin !

Et, un passage que j'aime beaucoup. Rien avoir avec le résumé de l'histoire que j'ai fait. Ça parle des cours de maths et ça m'a fait rire tellement c'est criant de vérité... de mon point de vue, bien évidemment !

   "Deux heures de maths, c'est un peu comme du temps qui se déroule à l'infini devant toi, interminable et inopérant. Du rien qui te laisse alangui sur ta chaise, parfois fourmillant d'envie de bouger, parfois amorphe comme une otarie échouée.
   Au bout de dix minutes de supplice, je cherche une position confort, un apaisement du genou droit, qui tressaute malgré moi. Le cours est toujours un peu trop bavard, une langue étrange, tout en codes et en déductions, il faut se concentrer vraiment fort pour saisir la portée du truc. C'est chiant. C'est usant..." (p.76-77).


Frangine, Marion Brunet, 
Ed.Sarbacane, 2013. (262 pages)

vendredi 9 janvier 2015

De retour de la médiathèque...

     Les fêtes sont passées, les multiples réunions au boulot terminées, le temps et l'envie de bouquiner revenus. En terminant ma journée de travail, mercredi, j'ai donc fait un petit détour en direction de la médiathèque, pleine d'entrain. Seulement, voilà. Comme très souvent (à chaque fois ?), je me suis retrouvée comme impressionnée au milieu de ce sanctuaire de livres. Lequel choisir ? Que privilégier ? Combien en prendre ? Pas trop, sinon, je n'aurais pas le temps de tous les lire. Finalement, au bout d'une demie-heure d'apaisement et de relaxation grâce au lieu (l'environnement des livres m'a toujours fait un bien fou), mon choix s'est arrêté sur les livres suivants :
                                                     
   Des lectures diverses et variées donc. J'espère juste réussir à me dégager du temps pour tous les lire avant le 28 janvier.

lundi 5 janvier 2015

De 2014 à 2015...

    2014 est bel et bien derrière nous... Nous sommes déjà le 5 janvier 2015, les fêtes sont finies, les vacances aussi, la première journée de boulot est achevée. Pfff... Que le temps passe vite !
    L'heure du bilan a sonné. L'année n'a pas été très fournie en termes de lectures si je compare à d'autres blogs, mais je ne suis pas non plus mécontente. Certes, j'aurais pu lire davantage, mais l'envie a parfois (souvent ?) manqué. 

Petit retour en arrière donc.

JANVIER
1- Au nom du roi, Annie Jay
2- La Vengeance de Marie, A. Jay
FEVRIER
3- 3000 façons de dire je t'aime,M-A Murail
4- La vague, Todd Strasser
MARS
5- Les Déferlantes, Claudie Gallay.
AVRIL
6- Kiffe kiffe demain, Faïza Guène
7- Le vieux qui lisait des romans d'amour, Luis Sepulveda
8- Chronique d'une mort annoncée, Gabriel Garcia Marquez
9- De Sacha @ Macha, Y.Hassan et
MAI
10- Bel-Ami, Maupassant (uniquement les 150 premières pages).
11- La Vigie, T.Jonquet
JUIN
12- La Reine des lectrices, A.Bennett
13- La Fille sur la rive, H.Vignal
JUILLET
14- Les Morues, Titiou Lecoq
15- Qui ?, Jacques Expert.
16- Les Souvenirs, D.Foenkinos
AOUT
17- L'art de la simplicité, D. Loreau (essai)
18- La Princesse de Clèves (énième tentative, une fois encore avortée)
19- Le testament français, A.Makine (tentative avortée)
SEPTEMBRE
20- Au revoir là-haut, P.Lemaître
21- La couleur des sentiments, K.Stockett
22- Beloved, T.Morrison (pas fini, lu 190 pages)
OCTOBRE
23- Confession d'une accro du shopping, S.Kinsella
24- Un avion sans elle, M.Bussi
25- Les Misérables, 1ère partie "Fantine", V.Hugo
26- L'étrange histoire de benjamin Button, F-S Fitzgerald
NOVEMBRE
27- Dora Bruder, P.Modiano
28- Mon nez, mon chat, l'amour et ... moi, L.Rennison
29- Un long dimanche de fiançailles, S.Japrisot (les 200ères pages)
DECEMBRE
30- La vie est belle, Ch.Léon

    Pas de véritables coups de coeur, mis à part Les Morues, Qui ? et La Couleur des sentiments. Trois romans que je n'ai d'ailleurs pas pris le temps de chroniquer. C'est dommage.
    Le défi que je m'étais lancé, à savoir lire l'intégralité des Misérables avant 2015, n'aura pas été accompli. La vie professionnelle a pris le dessus, comme trop souvent à mon goût.

Que sera 2015 ?

    Pas de résolutions : je me connais, je ne les tiendrais pas. Ou alors, juste celle de ne pas me prendre la tête et de suivre mes envies, dans la vie en général comme dans mes lectures.
    Toutefois, j'aimerais réussir à lire davantage. Notamment des classiques. Un petit challenge de ce côté-là pourrait sûrement m'aider. Néanmoins, j'ai toujours eu du mal avec les "obligations". A voir donc.
    Parmi les classiques que j'aimerais lire, il y a bien sûr Les Misérables que je compte bien achever, le deuxième tome des Rougon-Maquart  (ainsi que les autres bien-sûr), Le Comte de Monte-Cristo, Anna Karenine... et tant d'autres !
    
    En attendant, place à 2015 et aux nouvelles découvertes littéraires !
Ah ! une résolution quand même pour 2015 : bloguer plus ! Parce qu'en fait j'aime ça ! 

Bonne année à tous !