mardi 23 décembre 2014

La vie est belle, Christophe Léon (2013)

    Je me demandais si je réussirais à lire un roman en décembre. C'est chose faite. Par la force des choses, cela dit, vu que c'était pour le boulot. Mais je ne regrette aucunement cette petite lecture. Je ne connaissais pas l'auteur (on m'a dit qu'il était réputé parmi les auteurs de jeunesse, je veux bien le croire) et je pense pousser la découverte plus loin.





   Lewis Delacroix a 17 ans. Son père s'est suicidé un an auparavant en se défenestrant. Celui-ci travaillait chez Violet-Telecom (France-telecom ??). La pression du travail, l'obsession de la rentabilité, la mauvaise ambiance entre collègues, la loi du plus fort et l'acharnement moral sur le plus faible, tout cela explique le geste de Pierre Delacroix, le père de Lewis. Depuis, le jeune homme n'a qu'une idée en tête : venger la mort de son père. Pour cela, il va se rapprocher de Julia dont la beauté n'est pas une de ses principales caractéristiques, bien au contraire. Pourquoi Julia ? Parce que dans la lettre que Pierre Delacroix a laissée avant de se suicider, il met en cause une personne en particulier : Muller, le père de Julia. 

   Ce roman, bien que pour adolescents, s'adresse à de bons lecteurs de par sa construction narrative. En effet,  le premier chapitre s'ouvre sur le geste de Pierre Delacroix vu par différentes personnes. Puis, commence une alternance de narration entre les chapitres. Une narration à la première personne qui permet de suivre la vie de Lewis après ce drame familial ainsi que l'évolution de sa vengeance ; et une narration à la troisième personne qui retrace l'enfance de Lewis auprès de son père jusqu'au drame. De même, la très nette référence à France-Telecom et à la vague de suicides dont l'entreprise a fait l'objet il y a quelques années ne sont pas connues des ados. Le titre est alors d'autant plus difficile à comprendre. Et pourtant, quoi de plus ironique que "La vie est belle" pour parler du suicide ? Enfin,  le roman s'achève sur une question qui ne permet pas de savoir si Lewis va jusqu'au bout de sa vengeance. Car la vie est plus complexe qu'un projet de vengeance. Lewis va finalement s'attacher à Julia (jusqu'à en être amoureux ?). Et cet homme que le jeune garçon imaginait comme étant de la pire espèce ne ressemble finalement pas à cela. Peut-il vraiment être la cause du suicide de son père ? Cette fin très ouverte est déstabilisante pour de jeunes lecteurs.
   Toutes ces raisons font de ce roman un livre pour adultes plus que pour adolescents, selon moi. C'est aussi pour ces raisons ainsi que pour les nombreuses questions posées sur notre société que j'ai beaucoup aimé cette lecture.

La vie est belle, Christophe Léon
ed. La joie de lire (2013) 150 pages.

dimanche 7 décembre 2014

Bilan livresque de Novembre.

   Ah ! la la... Comme le temps passe vite... Beaucoup trop vite ! Novembre est fini depuis une semaine maintenant, et je n'ai toujours pas fait le bilan. Bilan bien maigre par ailleurs. Novembre et décembre sont chaque année des mois peu fertiles en lecture. La raison à ce phénomène ? La vie professionnelle qui se fait chaque année trop imposante à cette période. Réunions en tous genres qui se terminent à pas d'heure, un boulot que je suis obligée de continuer plus que de raison à la maison, et la fatigue liée à tout cela. Résultat ? Très peu de livres lus, et je dirai même très peu de pages lues ! Viennent ensuite les fêtes de fin d'année qui permettent de profiter de la famille et qui sont, par conséquent, elles aussi peu propices à la rencontre intime avec un livre. Mais une fois janvier présent, avec son lot de bonnes résolutions, la lecture reprend son rythme de croisière !

    Alors voilà, concernant novembre, j'étais allée faire le plein de lecture à la médiathèque, mais, comme à chaque fois, j'ai eu les yeux plus gros que le ventre. J'ai lu un seul des romans empruntés intégralement, et une bonne moitié d'un deuxième. J'ai d'ailleurs prolongé le prêt pour le terminer.

     J'ai donc fini Dora Bruder, et l'impression d'ennui s'est confirmé tout au long de la lecture. Je tenterai à nouveau un essai avec Modiano, mais plus tard.

    J'ai dévoré le roman pour ados Le journal de Georgia Nocholson : Mon nez, mon chat, l'amour et ... moi. J'ai beaucoup ri, me replongeant à cet âge ingrat. Je voulais faire un billet dessus, mais pas eu le temps et maintenant, l'envie est passée. Tant pis.

    J'ai ensuite commencé Un long dimanche de fiançailles. J'aime beaucoup, même si le fait de hacher la lecture ne me permet pas de l'apprécier à sa juste valeur. Cela dit, même si je suis plusieurs jours (jusqu'à une semaine souvent, ne lisant que le week-end) sans lire, je m'y replonge très facilement, en regrettant de n'avoir pas lu les jours précédents.

    Voilà donc un bien maigre bilan qui comptabilise seulement 550 pages.

     Pour décembre, je ne m'avoue pas vaincue ! J'espère réussir à lire un peu quand même ! Je suis donc retournée à la médiathèque et emprunté les livres suivants :













Et toujours ce livre-ci dont il me reste 150 pages :