mercredi 23 avril 2014

Les Déferlantes, Claudie Gallay.



     Le Cotentin. La Hague. Le ciel changeant, les falaises, la mer déchaînée. Tout cela ne pouvait que m'incitait à lire ce roman, étant originaire de la région, mais exilée pour raisons professionnelles.

     La narratrice, dont le nom n'est pas donné, arrive dans un petit village de la Hague pour faire le deuil de son conjoint. Elle est originaire du sud-est de la France, professeur d'ornithologie à l'université. Suite au décès de son mari, elle plaque tout pour le Cotentin. Elle y  trouve un nouveau métier : recenser les différentes espèces d'oiseaux présentes sur les côtes de la Hague.
     Dans ce village, elle noue une amitié avec Théo, le Vieux, qui exerçait ce métier avant elle ; avec Lili, la gérante du bar, fille de Théo ; avec Raphaël, le sculpteur, et Morgane, sa soeur : deux personnes avec qui elle cohabite à la Griffue ; avec Max, le cousin de Lili un peu simplet et fou amoureux de Morgane ; avec Monsieur Anselme, vieux monsieur qui a connu Prévert durant sa jeunesse ; avec Nan, la maîtresse de Théo depuis toujours, lequel est le seul à l'appeler par son vrai prénom : Florelle ; et bien sûr avec Lambert,  grâce à qui elle connaîtra à nouveau l'amour.
     L'histoire est celle d'un petit village et de ses non-dits. Tout bascule le jour où Lambert arrive sur la plage, un soir de naufrage. Nan le prend pour un autre : Michel, le petit garçon qu'elle a recueilli il y a de cela bientôt quarante ans et qui l'a abandonnée sans lui donner de nouvelles, vingt ans plus tard.
      Lambert, le horsain, n'est finalement pas si étranger que cela au village. Il y passait les vacances, avec ses parents, dans la maison juste en face le bar que tient Lili. Et ce, jusqu'à l'accident survenu un soir d'octobre 1967. Ses parents et son jeune frère, Paul, partent en bateau à Aurigny pour la journée. Lui reste seul pour la première fois. Mais sa famille fera naufrage. La mer rendra le corps de ses parents. Pas celui de Paul.
      Presque quarante années plus tard, Lambert revient au village pour connaître la vérité sur ce naufrage. Il est convaincu que Théo est responsable de la mort de ses parents : il aurait éteint le phare.


Mon avis : 

     Les premières pages m'ont enthousiasmée. J'y ai retrouvé cette atmosphère propre à la Hague. J'ai tout de suite été emportée par le mystérieux Lambert. Cela dit, le roman n'a pas su tenir les promesses des premières pages. Je m'y suis vite ennuyée. Beaucoup de choses inutiles : des dialogues qui miment la réalité, certes, mais qui ne font en rien avancer le récit ; des descriptions et des détails qui alourdissent l'histoire en ne lui apportant rien et en étant répétitifs. Et surtout, une fin que j'ai devinée dès les cent premières pages. Sachant que le roman en compte 546, j'ai trouvé que le dénouement tardait à venir.
      Peut-être mon jugement sévère de l'oeuvre est-il tronqué par le fait que j'ai tardé à la lire (lecture faite deux ans après l'achat) ? Peut-être est-ce dû au fait que la lecture a été trop lente (5 semaines) ? Mais peut-être cette lecture a-t-elle été lente car ennuyeuse ? En tout cas, une chose est sûre : ce roman ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Les Déferlantes, Claudie Gallay (2008),
 éd.Babel, 546 pages.