vendredi 28 février 2014

Bilan livresque 2013

     Histoire de ne pas oublier (et ne pas perdre) la somme des lectures faites en 2013, voici le petit bilan donc. Petit, certes, l'année ayant été peu fructueuse en termes de lectures, mais de très belles découvertes, notamment en jeunesse.

Voici donc mes lectures de 2013 :

1 - Si même les arbres meurent, Jeanne Benameur (un véritable coup de coeur !!)
2 - Comment (bien) rater ses vacances, Anne Percin
3 - Une heure, une vie, Jeanne Benameur (égale à elle-même : j'adore cette auteure !)
4 - Le faire ou mourir, Claire-Lise Marguier ( un autre petit bijou de littérature jeunesse, puissant et violent. Une lecture dont on ne ressort pas indemne).
5 - Le Roman de l'étrange inconnu, Arthur Ténor
6 - La Ferme des animaux, George Orwell
7 - Le Café de l'Excelsior, Philippe Claudel
8 - Parce que je t'aime, Guillaume Musso (parce qu'il faut être un peu curieux dans la vie).
9 - Antigone, Jean Anouilh
10 - Le Rapport de Brodeck, Philippe Claudel
11 - G229, Jean-Philippe Blondel
12 - La classe de neige, Emmanuel Carrère
13 - La vie comme elle vient, Anne-Laure Bondoux
14 - Les Trois Mousquetaires, Alexandre Dumas
15 - Sa Majesté des Mouches, William Golding
16- La vie devant soi, Emile Aja
17- Pars vite et Reviens tard, Fred Vargas
18- Ici ça va, Thomas Vineau
19- Avant d'aller dormir, S.J Watson
20- La Liste de mes envies, Grégoire Delacourt
21- Grâce et Dénuement, Alice Ferney (magnifique roman).
22- 50 nuances de Grey, (pas terminé)
23- Maïté Coiffure, M-A Murail
24- La littérature en péril, T.Todorov
25- La Fortune des Rougon, E.Zola (parce que je me suis lancée le défi de lire toute cette fresque dans l'ordre. Il fallait donc bien commencer par le premier.)

jeudi 27 février 2014

Au nom du roi, Annie Jay





     4 Février 1671. La fille de Mme de Sévigné part pour Grignan ; la marquise est effondrée. Elle arrive en larmes chez Mme de La Fayette. Camille Adam, jeune fille de compagnie de la comtesse, est présente.
   En même temps, dans une taverne parisienne, Exupère (Exu... quoi ?) discute avec son ami Lucas. Celui-ci a rendez-vous avec une magnifique princesse étrangère. Il a réuni toutes ses économies pour partir avec elle. Exupère tente de l'en dissuader. En vain. Depuis quelques temps, à Paris, des jeunes hommes riches disparaissent. Exupère ne sait pas que c'est la dernière fois qu'il voit son ami.
    Face à toutes ces disparitions, le jeune héros va aider son père, le policier Benoît Lecoq, à mener l'enquête. En même temps, Mme de Sévigné est inquiète. Elle vient tout juste de se séparer de sa fille chérie ; elle ne voudrait pas qu'il arrive quelque chose à son fils. Elle charge donc Exupère de le suivre. Le jeune homme croisera alors la route de La Fontaine, Boileau et Racine.

Mon avis :

   Annie Jay, auteur de romans historiques pour la jeunesse, nous plonge une fois de plus en plein coeur du 17e siècle.
    Elle part d'un fait divers qui serait survenu lors de cette période et s'inspire grandement d'un personnage réel dont elle aurait trouvé des renseignements dans les archives de Paris : Exupère Lecoq.
   Ce roman historique et policier est bien mené. Il permet d'entrevoir les balbutiements de la police telle qu'on la connaît actuellement, tout en nous plongeant dans la réalité sociale du siècle de Louis XIV. Surtout, son intérêt porte sur les personnages d'écrivains réels tels que Racine, La Fontaine, Mmes de Sévigné et La Fayette, entre autres.
    J'ai beaucoup aimé ce roman pour toutes les aventures relatées ; pour l'histoire d'amour naissante entre le jeune héros, Exupère, et la jeune fille de compagnie de Mme de La Fayette, Camille ; et aussi pour sa mise en scène des grands écrivains de l'époque.
   La fin est pleine de suspense, et n'a rien à envier aux faits divers actuels. Un bon moment de lecture.

Annie Jay, Au nom du roi (2006),
 coll. Livre de poche jeunesse, 214 pages.

mercredi 26 février 2014

L'Histoire : un éternel recommencement ?

     Et si l'Histoire était un éternel recommencement ? Si la barbarie nazie pouvait se répéter ? Ce sont là des questions posées par le roman de Todd Strasser, La Vague.

     Etats-Unis. Lycée Gordon. Classe de Terminales. Ben Ross, professeur d'histoire. Pour aborder son cours traitant de la Seconde guerre mondiale, l'enseignant passe un film sur l'horreur nazie. Très certainement "Nuit et Brouillard", mais rien n'est dit. A la fin du documentaire, la majorité des élèves quitte le cours comme si de rien n'était, prétextant que cela s'est passé il y a longtemps et qu'il n'y a plus rien à craindre. D'autres élèves, dont Laurie Saunders, s'interrogent. Comment les Allemands ont-ils pu laisser faire ça ? Comment ont-ils pu prétexter, à la fin de la guerre, n'avoir été au courant de rien ?
     Afin de permettre à ses élèves de comprendre la réaction de ce peuple, Ben Ross décide de mener une expérience. Le lendemain, il arrive en classe habillé différemment, de manière bien plus classe. Il change aussi d'attitude, demande à ses élèves de se tenir droit sur leur chaise, de répondre à ses questions en se levant et en commençant par "M. Ross..." suivi d'une réponse brève. Les élèves se plient au jeu très facilement, à la grande surprise de leur professeur. Un premier slogan est créé : "La Force par la Discipline". Puis un deuxième : "La Force par la Communauté", et un troisième : "La Force par l'Action". Le tout accompagné d'un salut de ralliement. Un mouvement apparaît alors : la Vague. Ben Ross en est le leader.
     Tout aurait pu s'arrêter là et ne rester qu'un jeu. Mais, contre toute attente, les élèves se métamorphosent, et réclament cette discipline rigoureuse. Contre toute attente, le professeur se prend à aimer sa position de leader ainsi que le pouvoir qui en découle. L'expérience risque de tourner très mal si Ben Ross n'y met pas fin très rapidement. Mais en a-t-il vraiment envie ? 



Mon avis : 

     Todd Strasser part d'un soi-disant fait divers qui se serait déroulé en 1969 dans un lycée californien. Il a bien-sûr romancé ce fait divers, mais le fait est là : tout peut recommencer. La Vague est un roman court, mais intense. Il pose de nombreuses questions sur la vie en communauté, sur l'homme en général, sa soumission aveugle et sa soif de pouvoir. Il montre que l'Histoire peut se répéter. Mais a-t-on besoin d'un roman pour le savoir ?
      A la fin de la lecture, on se dit : "Et moi ? si j'avais été dans pareille situation ? Qu'aurais-je fait ?". Bien-sûr, la réponse n'existe pas. Elle ne peut être trouvée et donnée  que lorsque l'on se trouve devant le fait accompli.
     A l'heure de la montée des extrêmes partout en Europe et en France, la lecture de ce roman fait réfléchir. Le fascisme n'est pas mort. Loin de là...
     Suite à son succès, le roman a été adapté en film. J'espère réussir à le regarder un jour afin de voir ce que le réalisateur en a fait.

       J'ai donc apprécié cette lecture, même si j'aurais aimé que la fin soit plus développée, que la réflexion soit un peu plus poussée.

Todd Strasser, La Vague (2008),
 coll. Pocket, 146 pages.


dimanche 23 février 2014

La reine des blogs éphémères...

Voilà... un énième blog à mon actif. Je ne compte plus les tentatives... toutes avortées au bout de 3 ou 4 articles. C'est pourquoi ce premier article sera bref. L'objectif de ce blog ? Le même que les précédents : créer un journal de mes lectures, histoire d'en garder une trace. Je trouve le format "blog" plus sympa que le format papier. Maintenant, reste à voir si cette énième tentative sera cette fois-ci la bonne !
En attendant, je vais de ce pas créer un premier article ...