mardi 23 décembre 2014

La vie est belle, Christophe Léon (2013)

    Je me demandais si je réussirais à lire un roman en décembre. C'est chose faite. Par la force des choses, cela dit, vu que c'était pour le boulot. Mais je ne regrette aucunement cette petite lecture. Je ne connaissais pas l'auteur (on m'a dit qu'il était réputé parmi les auteurs de jeunesse, je veux bien le croire) et je pense pousser la découverte plus loin.





   Lewis Delacroix a 17 ans. Son père s'est suicidé un an auparavant en se défenestrant. Celui-ci travaillait chez Violet-Telecom (France-telecom ??). La pression du travail, l'obsession de la rentabilité, la mauvaise ambiance entre collègues, la loi du plus fort et l'acharnement moral sur le plus faible, tout cela explique le geste de Pierre Delacroix, le père de Lewis. Depuis, le jeune homme n'a qu'une idée en tête : venger la mort de son père. Pour cela, il va se rapprocher de Julia dont la beauté n'est pas une de ses principales caractéristiques, bien au contraire. Pourquoi Julia ? Parce que dans la lettre que Pierre Delacroix a laissée avant de se suicider, il met en cause une personne en particulier : Muller, le père de Julia. 

   Ce roman, bien que pour adolescents, s'adresse à de bons lecteurs de par sa construction narrative. En effet,  le premier chapitre s'ouvre sur le geste de Pierre Delacroix vu par différentes personnes. Puis, commence une alternance de narration entre les chapitres. Une narration à la première personne qui permet de suivre la vie de Lewis après ce drame familial ainsi que l'évolution de sa vengeance ; et une narration à la troisième personne qui retrace l'enfance de Lewis auprès de son père jusqu'au drame. De même, la très nette référence à France-Telecom et à la vague de suicides dont l'entreprise a fait l'objet il y a quelques années ne sont pas connues des ados. Le titre est alors d'autant plus difficile à comprendre. Et pourtant, quoi de plus ironique que "La vie est belle" pour parler du suicide ? Enfin,  le roman s'achève sur une question qui ne permet pas de savoir si Lewis va jusqu'au bout de sa vengeance. Car la vie est plus complexe qu'un projet de vengeance. Lewis va finalement s'attacher à Julia (jusqu'à en être amoureux ?). Et cet homme que le jeune garçon imaginait comme étant de la pire espèce ne ressemble finalement pas à cela. Peut-il vraiment être la cause du suicide de son père ? Cette fin très ouverte est déstabilisante pour de jeunes lecteurs.
   Toutes ces raisons font de ce roman un livre pour adultes plus que pour adolescents, selon moi. C'est aussi pour ces raisons ainsi que pour les nombreuses questions posées sur notre société que j'ai beaucoup aimé cette lecture.

La vie est belle, Christophe Léon
ed. La joie de lire (2013) 150 pages.

dimanche 7 décembre 2014

Bilan livresque de Novembre.

   Ah ! la la... Comme le temps passe vite... Beaucoup trop vite ! Novembre est fini depuis une semaine maintenant, et je n'ai toujours pas fait le bilan. Bilan bien maigre par ailleurs. Novembre et décembre sont chaque année des mois peu fertiles en lecture. La raison à ce phénomène ? La vie professionnelle qui se fait chaque année trop imposante à cette période. Réunions en tous genres qui se terminent à pas d'heure, un boulot que je suis obligée de continuer plus que de raison à la maison, et la fatigue liée à tout cela. Résultat ? Très peu de livres lus, et je dirai même très peu de pages lues ! Viennent ensuite les fêtes de fin d'année qui permettent de profiter de la famille et qui sont, par conséquent, elles aussi peu propices à la rencontre intime avec un livre. Mais une fois janvier présent, avec son lot de bonnes résolutions, la lecture reprend son rythme de croisière !

    Alors voilà, concernant novembre, j'étais allée faire le plein de lecture à la médiathèque, mais, comme à chaque fois, j'ai eu les yeux plus gros que le ventre. J'ai lu un seul des romans empruntés intégralement, et une bonne moitié d'un deuxième. J'ai d'ailleurs prolongé le prêt pour le terminer.

     J'ai donc fini Dora Bruder, et l'impression d'ennui s'est confirmé tout au long de la lecture. Je tenterai à nouveau un essai avec Modiano, mais plus tard.

    J'ai dévoré le roman pour ados Le journal de Georgia Nocholson : Mon nez, mon chat, l'amour et ... moi. J'ai beaucoup ri, me replongeant à cet âge ingrat. Je voulais faire un billet dessus, mais pas eu le temps et maintenant, l'envie est passée. Tant pis.

    J'ai ensuite commencé Un long dimanche de fiançailles. J'aime beaucoup, même si le fait de hacher la lecture ne me permet pas de l'apprécier à sa juste valeur. Cela dit, même si je suis plusieurs jours (jusqu'à une semaine souvent, ne lisant que le week-end) sans lire, je m'y replonge très facilement, en regrettant de n'avoir pas lu les jours précédents.

    Voilà donc un bien maigre bilan qui comptabilise seulement 550 pages.

     Pour décembre, je ne m'avoue pas vaincue ! J'espère réussir à lire un peu quand même ! Je suis donc retournée à la médiathèque et emprunté les livres suivants :













Et toujours ce livre-ci dont il me reste 150 pages : 

mercredi 12 novembre 2014

Dora Bruder, Patrick Modiano (1997)

     Dora Bruder ou comment parler d'un livre que je n'ai pas du tout aimé ? Pourtant, je n'y ai pas mis de mauvaise volonté. Je me suis accrochée, et j'ai tenu bon... jusqu'au bout ! Heureusement qu'il n'y avait qu'une petite centaine de pages, cela dit. Sinon, pas sûre que je l'aurais fini.
     C'est pourtant un livre dont un prof m'avait vanté les mérites pendant mes études, il y a de cela presque dix ans maintenant. Je l'avais acheté en conséquence. On m'avait même dit qu'il était étudié, très souvent, en classe de 3eme (les pauvres élèves ! comment leur faire aimer la lecture !).
      L'histoire a pourtant tout pour plaire. Patrick Modiano raconte comment en décembre 1988 il est tombé sur un avis de recherche datant de 1941.

"PARIS
On recherche une jeune fille, Dora Bruder, 15 ans, 1m55, visage ovale, yeux gris-marron, manteau sport gris, pull-obver bordeaux, jupe et chapeau bleu marine, chaussures sport marron. Adresser toutes indications à M. et Mme Bruder, 41 boulevard Ornano, Paris."

     Oui mais voilà. Même si tout cela a l'air intéressant dès les premières pages, en réalité ça n'avance pas. Ce n'est d'ailleurs pas un roman, ni même une autobiographie. Modiano raconte comment, à partir de cet avis de recherche, il a mené l'enquête pour en savoir davantage sur cette jeune fille juive rebelle. Il déambule dans les rues de Paris. Le livre regorge d'adresses parisiennes, de noms de rues, de quartiers. Il compare le Paris des années 40, celui qu'a connu Dora, mais aussi Modiano père,  à celui qu'il a connu, lui, durant son enfance et sa jeunesse, le Paris des années 60 et celui des années 90, contemporain du moment de l'écriture. C'est sûrement très intéressant pour les parisiens, mais franchement, quand on a aucune idée de ce à quoi ressemblent ces quartiers parisiens, ben on s'ennuie. C'est long. Très long. Parce que les indications de lieux il y en a plusieurs par page ! On a d'ailleurs l'impression que le livre lui-même n'est autre qu'un itinéraire.

    Bref. Modiano ayant reçu le prix Nobel de la littérature le mois dernier, je me suis dit que c'était l'occasion de déterrer ce livre de ma bibliothèque et de le lire enfin. Grosse déception pour ce qui constitue la découverte d'un auteur.  Mais peut-être est-ce moi qui suis passée totalement à côté du livre. Je poursuivrais sûrement un jour avec une autre de ses oeuvres. Mais pas pour le moment. Je vais d'abord digérer celle-ci.

(Image prise sur le site Livraddict.)

Dora Bruder, Patrick Modiano (1997)
Edition Folio (137 pages).

lundi 10 novembre 2014

Un article perdu parmi les brouillons !! Article datant du 9 juillet !

     Lorsque j'ai appris le décès de Gabriel Garcia Marquez, je me suis souvenue que, depuis de très nombreuses années, se trouvait, quelque part dans ma bibliothèque, ce petit roman. La mort d'un auteur est quelque fois l'occasion de le découvrir.
     Une histoire de vengeance annoncée dès la première ligne du roman et qui se termine, bien évidemment, par la mort du personnage dans les dernières lignes.
     Un homme découvre, lors de sa nuit de noces, que sa femme n'est pas vierge. Il la renvoie chez ses parents. Les frères de la malheureuse décident alors de la venger en tuant l'auteur de ce déshonneur. Tout le monde est au courant dans le village, sauf, bien-sûr, le principal concerné.
   J'ai moyennement été emballée par cette histoire, mais ça ne m'empêchera pas de continuer à découvrir cet auteur.  Cent ans de solitude ou encore L'Amour au temps du choléra continuent à me faire de l'oeil.



     Lecture jeunesse, pour changer un peu. Même si j'en avais entendu beaucoup de bien, et que c'est un livre qui plaît aux élèves, j'avoue qu'il m'a un peu laissée de marbre. Même si la technique de narration fait que l'on a envie d'aller toujours plus avant dans le roman, on referme le livre en se disant :"ouais, sans surprise."
     Début des années 2000, Sacha découvre les réseaux sociaux. Il cherche à communiquer avec des filles dont le prénom est à consonance russe. Après plusieurs messages sans réponse adressés à divers destinataires, Macha accepte de discuter avec lui. Une amitié, d'abord virtuelle puis réelle, va se nouer. Sacha est à la recherche de ses origines. Il vit seul avec son père à Paris. Il n'a jamais connu sa mère, restée en Russie.






    
     Un petit récit sur fond de Première guerre mondiale très intéressant à lire. Le lien entre les années de la Grande guerre et la fin des années 90 place ce récit aux confins du fantastique. Des personnages de la fin du XXe siècle mènent une vie étrangement similaire aux personnages ayant vécu pendant la première guerre.
     Un récit qui m' a donné envie de découvrir un peu plus cet auteur.









samedi 8 novembre 2014

De retour de la médiathèque...

   Alors voilà. A force de fréquenter Livraddict, de fréquenter de nombreux blogs, l'envie de lire a été décuplé. Mais comme le budget, lui, ne décuple pas, la solution de la médiathèque s'est imposée. Cela faisait plus d'un an que mon abonnement était terminé. C'est dire. Qu'à cela ne tienne. En cinq minutes, abonnement renouvelé, et à moi le plaisir de déambuler à travers les rayonnages à la découverte de nombreux romans ! Voici mon butin :



    Trois romans de littérature jeunesse (ben oui, je viens de reprendre le chemin du travail, et je dois parfaire ma culture en la matière), deux romans ayant pour thème la Première guerre mondiale et le premier tome des enquêtes de Nicolas Le Floch.

  • Mon nez, mon chat, l'amour et... moi, de Louise Rennison : ça fait quelque temps déjà que je le vois sur internet. Le titre me plaît, c'est une des raisons qui me pousse à le lire. C'est le 1er tome de la série : "Le journal intime de Georgia Nicolson". C'est l'histoire d'une ado de 14 ans qui a du mal à vivre son adolescence, et qui complexe sur son nez.
  • Terrienne, de J-C Mourlevat : je connais bien Mourlevat pour avoir déjà lu quelques uns de ces romans jeunesse. C'est un auteur que j'aime bien. Comme j'ai vu s'afficher plusieurs chroniques au sujet de ce roman sur Livraddict qui m'ont donné envie, j'aimerais me faire ma propre opinion. Ce qui sera chose faite d'ici quelques jours (ou semaines !).
  • La Quête d'Ewilan, 1er tome "D'un monde à l'autre", du regretté Pierre Bottéro : c'est une fois de plus un auteur jeunesse que j'aime beaucoup. J'ai lu pas mal de ses romans, mais jamais la série Ewilan. Pourtant, ça fait plusieurs années que j'en entends parler au boulot,mais ça ne m'avait jamais fait envie. Puis, est arrivé Livraddict dans ma vie et la chronique de unchocolatdansmonroman ainsi que sa discussion "passionnée" avec Tigrouloup sur le forum m'ont finalement décidée.

  • Un long dimanche de fiançailles, de S.Japrisot : j'ai vu le film il y a 10 ans. J'avais beaucoup aimé et m'étais dit que je lirai le roman. Le film repasse au cinéma de ma ville dans deux semaines. C'est ce qui m'a décidée.
  • A l'ouest rien de nouveau, de E-M Remarque : là encore, un classique concernant le thème de la 1ère Guerre mondiale. Je l'avais déjà emprunté il y deux ans, mais finalement pas lu. Tout comme pour le précédent, le cinéma de ma ville le met à l'honneur dans deux semaines et je me suis dit que le lire avant ne serait pas une mauvaise idée.
  • L'énigme des Blancs-Manteaux, de J-F Parot : un roman policier ayant pour cadre le XVIIIe siècle. Il s'agit du premier tome des enquêtes de Nicolas Le Floch. Série que j'ai découverte via les téléfilms de France 2. Je voudrais voir ce que ça donne en roman.
    Maintenant, reste à voir lequel je vais lire en premier. Puis, je n'oublie pas Cosette qui m'attend bien sagement depuis plus de quinze jours !

dimanche 2 novembre 2014

Bilan livresque d'octobre

     Novembre a pointé le bout de son nez. Si hier encore on pouvait douter de la date affichée sur le calendrier et se croire en août, la météo d'aujourd'hui nous montre bien que la Toussaint est arrivée. C'est donc l'heure du bilan concernant les lectures d'octobre. Le nombre de pages lues est un peu plus élevé qu'à l'ordinaire. Le fait d'avoir été en arrêt y est pour beaucoup. J'espère que la reprise du travail (demain !) ne changera pas la donne, que je réussirai à maintenir ce rythme.





Le mois d'octobre a commencé par une lecture légère. Mais trop légère à mon goût. Cela faisait déjà quelque temps que je souhaitais lire ce livre. Cela se compte d'ailleurs en nombre d'années. Peut-être ai-je attendu trop longtemps pour apprécier cette lecture. En tout cas, je ne pense pas lire la suite de cette série. Ou du moins, je n'y mettrai pas 7 €. Une lecture déception donc.






Une belle découverte. Là encore, il y a déjà plusieurs mois que cette histoire me faisait de l'oeil. J'en avais entendu beaucoup de bien sur différents blogs. Il aura suffi d'un article dans un vieux magasine Lire de 2012 pour franchir le pas et courir l'acheter. Une enquête sur l'identité d'une personne que j'ai eu beaucoup de plaisir à suivre. Je poursuivrai ma découverte de cet auteur avec la lecture de ses autres romans sous peu.







L'envie de lire ce monument de la littérature se faisait sentir depuis quelques mois. Cela dit, cette lecture en elle-même me faisait peur. J'ai donc décidé d'y aller par étapes. Le premier livre, Fantine, était en réalité une relecture. J'ai éprouvé le même plaisir de lecture qu'il y a quatre ans. J'attaquerais d'ici quelques jours, je pense, la lecture du deuxième livre, Cosette.






Une lecture brève de cinquante pages effectuée en une petite heure. Cela dit, c'est une lecture qui ne me laissera pas un souvenir impérissable. La preuve, je pense avoir déjà lu cette nouvelle, mais je ne m'en souvenais pas. C'est l'histoire d'une famille qui met au monde un bébé : Benjamin. Mais ce bébé naît vieux et rajeunit au fil des ans. Le point de vue adopté est toujours celui des hommes : le père, Benjamin, puis le fils de Benjamin. Les femmes n'ont pas voix au chapitre et cela manque un peu. Bref, lecture sympa mais pas vitale.



Lecture commencée fin octobre. Modiano ayant reçu le prix Nobel de littérature, je me suis dit qu'il était temps de découvrir cet auteur. J'avais dans ma bibliothèque, depuis huit ou neuf ans, ce court récit et je me suis enfin lancée. Mais sans réel plaisir. Il n'y a pas d'action. C'est une longue déambulation dans les rues de Paris pour le moment et franchement l'écriture me fatigue. J'essaierai de finir ce soir. Je pourrai ensuite confirmer ou infirmer cette impression d'ennui.



Court roman commencé il y a une dizaine de jours et pas continué. Il m'a été conseillé et prêté par une amie. Mais j'avoue que je le lis un peu par "obligation" plus que par plaisir. Je n'arrive pas à y trouver l'enthousiasme que j'avais pour Hugo ou pour Bussi. Là encore, j'attends de finir pour donner un avis.






Voilà pour le bilan. Soit un total d'environ 1430 pages. Place à Novembre maintenant ! Pour info, les images sont toutes issues du site Livraddict. Un super forum découvert il y a peu et qui booste l'envie de lire !

mardi 21 octobre 2014

Les Misérables, première partie "Fantine".

     UN GROS DÉFI ! Je viens de me lancer un défi, et pas n'importe lequel !  Lire intégralement Les Misérables de monsieur Victor Hugo. THE Oeuvre de la littérature française (oui, dit comme ça, ce n'est pas très joli, mais c'est l'idée) ! Mais voilà, attaquer un peu plus de 1750 pages comme ça, d'une traite, me fout un peu la trouille. Alors, objectif final (bien entendu) : avoir lu le roman avant la fin de l'année 2014. Mais cet objectif final se découpe en petits objectifs : lire une à une les différentes parties du roman et les entrecouper de diverses autres lectures. Bah voui, V.Hugo lui-même n'a pas publié 1750 pages d'un coup. Le roman est paru petit à petit, partie par partie. Alors je vais faire comme le lecteur du 19e siècle : attendre un petit peu entre chaque partie. Puis, faut varier les plaisirs... et les faire durer !  
  
     En réalité, je triche un peu pour le moment.  Mais un tout petit peu seulement. Pour le moment, il s'agit d'une relecture. J'avais en effet déjà tenté le défi l'été 2010, il y a donc quatre ans. J'avais lu les deux premières parties, "Fantine" et "Cosette", et le début de la troisième "Marius". Je m'étais arrêtée à la page 745 de mon édition (le marque page y est toujours !), soit 170 pages avant la fin du premier tome chez Folio classique. Puis, j'ai arrêté. Je partais en vacances, et je voulais des lectures plus "légères", disons moins "prenantes". Le problème est que je n'ai jamais repris ensuite. Mais j'avais adoré. D'ailleurs, à la fin de cette première partie, j'adore toujours autant ! C'est Victor, quoi ! J'avais déjà lu, il y a quelques années, Notre Dame de Paris, et là aussi je m'étais régalée !
Bref, revenons aux Misérables.


    L'OEUVRE est donc découpée en cinq parties portant chacune sur un personnage, à l'exception de la quatrième : 
  1. Fantine (367p)
  2. Cosette (328p)
  3. Marius (294p)
  4. L'idylle rue Plumet et l'épopée rue Saint-Denis (417p)
  5. Jean Valjean. (348p)
     Chacune de ces parties est divisée en livres, eux-mêmes divisés en chapitres, lesquels ont pour titre une petite indication de ce que l'on va lire. Une structure de l'oeuvre très complexe et réfléchie donc.

     LES PERSONNAGES. Le roman commence par la présentation de Monseigneur Bienvenu, c'est-à-dire, M.Myriel, évêque de Digne. La présentation est assez longue (presque 80 pages) et, finalement, même si on  a hâte de découvrir les personnages principaux tels que Jean Valjean, Fantine, Cosette, Javert (c'est-à-dire les personnages connus de tout le monde sans forcément avoir lu l'oeuvre), on se rend compte que cette présentation de l'homme juste est nécessaire. En effet, c'est la rencontre du forçat Jean Valjean avec cet évêque qui déterminera l'évolution du bagnard, et donc la suite de l'histoire. D'ailleurs, on se rend compte par la suite, qu'en fait, monsieur Madeleine, maire de Montreuil-sur-Mer, n'est autre que le double de l'évêque. Et pour cause, monsieur Madeleine EST Jean Valjean. Sa rencontre a tellement été déterminante pour son avenir qu'il lui rend hommage en appliquant les mêmes principes de vie que lui.
     Monsieur Madeleine donc, celui qui refuse tous les honneurs, les bénéfices financiers pour donner aux pauvres. L'homme aimé, respecté, admiré de tous. Ou presque. Seul un homme (mais est-ce réellement un homme tellement son instinct est animal ?) doute de cette bonté. Un homme cherche la faille chez ce bon monsieur Madeleine. Cet homme, c'est l'inspecteur Javert. Personnage tout aussi fascinant qu'il est terrifiant ! Les faces-à-faces Madeleine / Javert sont chaque fois époustouflants. Le dernier clôt la première partie sur un terrible suspense qui donne immédiatement envie de connaître la suite de l'histoire. Je comprends tout à fait que les lecteurs du 19eme siècle se soient rués sur la deuxième partie lors de sa publication !
      Mais il y a évidemment Fantine dans cette première partie. Fantine dont on suit la lente et inexorable chute. La belle et rêveuse Fantine, avec ses magnifiques cheveux blonds, ses belles dents blanches, sa pudeur. Fantine qui n'a pas su résister aux charmes de ce mufle de Félix Tholomiès. Union dont résulte Cosette. Fantine qui après le départ de son amant se retrouve seule, dans le besoin, incapable d'élever Cosette (ou Euphrasie, Cosette étant une diminutif) âgée de presque trois ans. Fantine qui se laisse berner par l'image d'Epinal que renvoient la Thénardier et ses deux filles. Fantine qui abandonne donc sa fille à ses odieux personnages, puis se retrouve mise au ban de la société de Montreuil suite aux racontards d'une vieille bigote. Fantine qui pour payer les Thénardier se retrouve à vendre ses cheveux, puis ses dents et qui enfin finit comme "fille publique". On ne peut être qu'ému, apitoyé devant ce personnage au tragique destin.

    L'INTRIGUE est assez longue à se mettre en place dans la première partie. On découvre les personnages progressivement, mais par moments, j'aurais aimé que l'action soit davantage présente. En même temps, c'est une relecture. Je savais ce qu'il allait se passer. J'étais donc un peu pressée et certains passages, qui m'avaient plu lors de la première lecture, m'ont un peu insupportée cette fois-ci. .
     En 1815, Jean Valjean sort du bagne de Toulon où il a purgé une peine de dix-neuf longues années pour avoir volé un morceau de pain puis avoir tenté de s'évader. Il arrive dans la petite ville de Digne où il trouve refuge chez l'évêque, Monseigneur Bienvenu. Malgré toute la bonté de l'évêque, Jean Valjean s'enfuit en pleine nuit, emportant avec lui l'argenterie de son hôte. Il est arrêté au petit matin par les gendarmes qui le ramènent chez l'évêque. Celui-ci confirme le mensonge du bagnard, c'est-à-dire qu'il dit aux gendarmes que c'est lui-même qui lui a offert son argenterie, et il pousse même jusqu'à dire au forçat qu'il a oublié d'emporter les deux chandeliers en argent. Jean Valjean n'en revient pas. Cependant, cette bonté a un prix. L'évêque lui dit : "c'est votre âme que je vous achète". Le misérable repart, abasourdi par tant de bonté. Cependant, en chemin, un dernier acte misérable sera commis. Il volera une pièce à une jeune savoyard, Petit-Gervais. Quand il prend conscience de son geste, il est trop tard. Petit-Gervais a disparu. C'est à partir de ce moment que surviendra la transfiguration de Jean Valjean.
    Arrivé à Montreuil-sur-Mer, il prend l'identité de monsieur Madeleine, et devient le bienfaiteur et le sauveur de la ville. Seul l'inspecteur Javert refuse de croire aux apparences et suspecte l'homme vénéré d'être l'ancien forçat qu'il a connu à Toulon. Jean Valjean ira jusqu'à sauver Fantine des griffes de Javert et lui fait la promesse de ramener Cosette auprès d'elle. Seulement, un événement va venir tourmenter la conscience de Madeleine.
    En 1823, Un homme est accusé d'avoir volé des pommes et d'être Jean Valjean. C'est l'affaire Champmatthieu. Monsieur Madeleine passe tout la nuit à se demander ce qu'il doit faire ? laisser accuser cet homme et l'envoyer au bagne à perpétuité ? ou révéler sa véritable identité et subir les conséquences qui en résulteront ?

Pour conclure, j'ai de nouveau passé un agréable moment de lecture en compagnie des Misérables. Et même si je connais la suite, du moins ce qui se déroulera dans la deuxième partie, j'ai hâte de poursuivre la lecture de ce monument de la littérature française.

jeudi 16 octobre 2014

Un avion sans elle, Michel Bussi

L'histoire :

     23 décembre 1980, l'Airbus 5403 Istanbul-Paris s'écrase sur le mont Terrible dans le Jura. A bord de cet avion, deux familles françaises qui ne se connaissent pas mais qui ont pour point commun d'avoir un bébé de trois mois.
    Alexandre et Véronique de Carville, issus d'une famille très riche, vivent en Turquie et viennent rendre visite à leurs parents, Léonce et Mathilde de Carville. C'est aussi, pour eux, l'occasion de présenter leur fille, Lyse-Rose née le 27 septembre 1980. 
     Pascal et Stéphanie Vitral, vivant à Dieppe, ont gagné un voyage en Turquie. Stéphanie ne veut pas se séparer de son bébé, Emilie, née le 30 septembre 1980. Le couple l'emmène donc. 
     Soit deux bébés dans l'avion, mais un seul survivant. Qui est-ce ? Lyse-Rose de Carville ? Emilie Vitral ? La justice tranche pour la deuxième proposition. Mais si la justice s'était trompée ? C'est ce que le détective privé Crédule Grand-duc va tenter de découvrir pendant 18 longues années. Lorsqu'il découvre enfin la vérité, il est assassiné.
 
 
 
Mon avis : 

     Il y avait longtemps que ce livre me faisait de l'oeil. Je n'en lisais que du bien sur pas mal de blogs. J'ai donc profité d'un peu de temps devant moi pour courir l'acheter et me plonger dedans. Plonger n'est d'ailleurs pas le terme exact. Disons plutôt que c'est le livre lui-même qui m'a happée ! 

     Si la mise en route a été relativement modérée (je suis avec les livres, comme avec les gens d'ailleurs, assez timide quand je les rencontre au début !), je dois dire que la fin m'a entraînée dans un tourbillon de lecture comme il y a longtemps que cela ne m'était pas arrivé ! 350pages en une journée ! Moi qui suis du genre tortue en vitesse de lecture, 350 pages : waouh !! Cela sous-entend donc que je n'ai rien fait d'autres que de lire, mais c'est sans regret aucun !

    Captivant. Voilà le mot qui pourrait résumer tout le roman. L'intrigue en elle-même, la façon dont cela est raconté, les personnages : tout contribue à  faire de ce roman un livre que l'on ne peut plus lâcher.  Et ce dès les premières pages dans lesquelles on vit en direct le crash de l'avion. Cela dure deux pages puis on se retrouve 18 ans plus tard !

     Si Lylie, la petite libellule miraculée de ce crash est le personnage principal, finalement, elle n'est que peu présente dans le roman, du moins pas activement. L'histoire ne nous est jamais racontée par elle. D'ailleurs elle  disparaît dès les premières pages pour ne réapparaître qu'à la fin. L'histoire est racontée du point de vue de Marc Vitral, le soi-disant frère de Lylie (soi-disant, puisque si la justice a tranché, Crédule Grand-Duc continue à mener l'enquête). L'histoire est aussi racontée à travers le récit de ses dix-huit longues années d'enquête que le détective privé a consigné dans un cahier vert. Récit que l'on découvre au fil de la lecture que Marc en fait. Double lecture en fait que nous faisons puisque que cela nous permet à nous lecteur de croiser les infos données dans le cahier avec les souvenirs qui ressurgissent à la mémoire de Marc. Doublement intéressant donc.

     Mais l'histoire manquerait de piment sans cette tordue de Malvina de Carville, soeur aînée de Lyse-Rose. Malvina a été totalement traumatisée par toute cette affaire et refuse de croire que sa soeur est morte. Pour elle, le bébé miraculé n'est pas Emilie Vitral, mais sa soeur, Lyse-Rose. Personnage tordu donc, relevant même de l'hôpital psychiatrique, mais personnage auquel on finit quand même par s'attacher.

     Le suspens ne nous lâche jamais. Toutes les hypothèses élaborées dans mon esprit au fil de ma lecture se sont avérées fausses. Et ça, c'est génial, quand finalement on se rend compte que l'on avait rien vu venir ! Jusque dans les dernières pages on continue à se demander si Emilie Vitral est bel et bien la véritable identité du bébé miraculé. Une lecture qui fait du bien car le dernier livre qui m'a passionnée à ce point remonte à quelques mois maintenant.

     Petit bémol, toutefois. Je supprimerais le dernier chapitre. Ce qui arrive à Marc et Lylie à la fin n' a pas sa place dans le roman, je trouve. C'est un peu trop gros, cela fait un peu trop happy-end à l'américaine,  Bref, je ne suis pas fan de ce genre de fin. Ce sera donc le seul bémol.

Un avion sans elle, Michel Bussi (2012)
Pocket, 573 pages.

mardi 7 octobre 2014

Confessions d'une accro du shopping, Sophie Kinsella

4ème de couverture :

     Votre job vous ennuie à mourir ? Vos amours laissent à désirer ? Un peu de shopping pour se remonter le moral ! C'est la devise de Becky Bloomwood, jolie londonienne de vingt-cinq ans. Armée de ses cartes de crédit, la vie lui semble magique ! Chaussures, maquillage, fringues sublimes... rien ne peut contenir se fièvre acheteuse, pas même son effrayant découvert. Jusqu'au jour où, décidée à séduire Luke Brandon, jeune et brillant businessman, Becky s'efforce de s'amender, un peu aidée par son banquier qui vient de bloquer ses comptes...




Mon avis :

     Alors, comment dire ? Tout simplement : je crois avoir passé l'âge de ce genre de lecture, du moins c'est vraiment l'impression que m'a donné ce roman.
   Cela fait des années que j'en entends parler positivement : quand j'étais étudiante (ça commence à faire un bail tout de même !), par un collègue dont la lecture du roman a enthousiasmé sa femme (plus âgée que moi, hein !), sur des blogs... Et à chaque fois, l'envie de le lire naissait en moi. Etant en arrêt depuis quelques semaines, je me suis dit qu'une lecture des plus légères me ferait le plus grand bien, et ce d'autant plus que je n'arrivais pas à me plonger dans le roman que je lisais à ce moment-là (Beloved, Toni Morrison). De plus, ayant été une grande fan il y a une petite dizaine d'années de Bridget Jones, j'avais continué avec Les Mésaventures de Minty Malone, Alors heureuse ? et d'autres lectures du genre que j'avais beaucoup aimées. Je me suis donc dit que je ne pouvais qu'être emballée par l'accro du shopping. Eh ben, pas du tout !
     D'ailleurs, j'ai terminé cette lecture il y a seulement quelques jours, et je ne me souvenais déjà plus du nom de l'héroïne !  Il faut dire que mis à part son nom et son âge nous ne savons pas grand chose sur elle, physiquement du moins. Sûrement pour que la magie de l'identification opère sur le lecteur. Cela n'a pas fonctionné sur moi ! Peut-être tout simplement parce que je n'ai jamais été atteinte de cette maladie concernant les achats compulsifs.
     Parce que faut dire qu'il ne se passe rien d'autre : Becky achète sans cesse, point. OK, certaines situations font sourire, mais cela s'arrête là. Le résumé de la quatrième de couverture parle d'une histoire avec Luke Brandon. Annonce aguicheuse : il faut attendre les dernières pages pour qu'il se passe enfin quelque chose. 
     Bref. Becky bloomwood, très peu pour moi. C'est une fille immature, qui n'a pas du tout les pieds sur terre, superficielle (elle commence à s'intéresser à ce pauvre Tarquin qu'elle a toujours méprisé lorsqu'elle apprend qu'il possède 25 millions de livres !). Je ne continuerai donc pas la lecture de cette série.

lundi 6 octobre 2014

Au revoir là-haut, Pierre Lemaître

     Après un long mois sans lire de romans (en fait, j'en ai commencé deux en août, mais n'ai pu me motiver à les poursuivre), me voici de retour avec le prix Goncourt 2013 : Au revoir là-haut de Pierre Lemaître.
Je connaissais cet auteur pour avoir lu de lui, il y a de ça quelques étés déjà, le roman policier Robe de marié. J'avais beaucoup aimé ce polar et c'est avec le même plaisir que j'ai découvert son dernier roman, d'un tout autre style.



     2 Novembre 1918. La fin de la guerre est proche. Le lieutenant Henri d'Aulnay-Pradelle sent qu'il doit jouer un dernier coup s'il veut voir sa carrière évoluer avant que la guerre ne finisse. Il décide donc d'abattre deux de ses soldats et fait croire au reste de la compagnie que ce sont les Boches qui les ont tués. Un soulèvement se produit. Les soldats sont furieux, remontés à bloc contre l'ennemi et partent "tuer du Boche". La guerre, qui s'était tue dans les tranchées, renaît. C'est l'épisode de la cote 113.
      Parmi ces soldats français se trouvent Albert Maillard et Edouard Péricourt. Deux soldats qui ne se connaissent pas, que tout oppose, et qui pourtant vont se retrouver liés suite à cet épisode.
     En effet, Albert va malencontreusement découvrir le stratagème du lieutenant Pradelle. Le lieutenant ne voulant aucun témoin gênant, le pousse dans un trou d'obus. Albert s'y retrouve enseveli vivant et manque de mourir.
     Edouard, blessé à quelques mètres de là, sauve son camarade. Mais il aura moins de chance : il sera défiguré par un éclat d'obus et deviendra une "gueule cassée", chose qu'il n'acceptera jamais. La vie des deux soldats est désormais liée. Ils vont tous les deux monter la plus grande escroquerie nationale.


Mon avis :

     Ce roman me faisait envie depuis sa sortie. Seulement, mettre plus de 20€ dans un bouquin, ce n'est pas vraiment mon truc. J'avais donc décidé d'attendre sa sortie en poche. Finalement, on me l'a offert suite à mon hospitalisation le mois dernier, et je n'ai pas du tout été déçue. Rien tel qu'un bon roman pour se rétablir !
     J'ai adoré sa construction, ses personnages. Dès le départ, l'auteur nous présente un soldat qui ressemble à tout sauf au héros de guerre. D'un physique peu avenant, pleutre, vivant sous le joug d'une mère étouffante qui le rabaisse sans cesse, Albert Maillard a toutes les caractéristiques de l'antihéros. Déjà, à ce moment de la lecture, c'est-à-dire dès les premières pages, je me suis dit que l'auteur était quand même fort de présenter le personnage principal (puisqu'il était évident qu'Albert était le personnage principal) de cette manière. Mais alors, quand à la fin du premier chapitre, au bout de 25 pages, il écrit :     " Albert Maillard, soldat, vient de mourir.", j'ai été conquise et n'ai pu lâcher le livre. Il faut quand même oser : faire du personnage principal un antihéros et le faire mourir au bout de quelques pages seulement, ce n'est quand même pas courant !
     Dans ce premier chapitre, Lemaître présente un autre personnage, totalement différent du soldat Maillard, mais tout aussi fascinant. Il s'agit du beau lieutenant d'Aulnay-Pradelle. A la différence d'Albert, Pradelle est déterminé, ambitieux, prêt à tout pour s'élever socialement. A un moment de l'histoire, le narrateur le compare au personnage de Javert dans Les Misérables, et effectivement, cette comparaison est juste. D'ailleurs, pour réussir socialement, il n'hésitera pas à épouser Madeleine Péricourt, soeur du troisième personnage important du roman, Edouard Péricourt dont je parlerai tout à l'heure. Madeleine est la fille de Marcel Péricourt, une des plus grosses fortunes parisiennes, et un homme très influent. Seulement, ce dernier n'aime pas son gendre. Il sent en lui la crapule. Soupçon justifié puisque Pradelle va commettre une escroquerie de grande envergure.
       Edouard Péricourt est donc ce troisième personnage important du roman. Devenu une gueule cassée, accro à la morphine, Edouard refuse de se montrer tel quel. Il change donc d'identité et se fait passer pour mort. Il faut dire que la relation père-fils était des plus tendues. Edouard, en effet, ne ressemble en rien aux attentes d'un père tel que Marcel Péricourt. J'ai beaucoup aimé ce personnage extravagant, qui est finalement le digne fils de son père, car lui aussi va commettre une gigantesque escroquerie avec l'aide de son compagnon d'infortune... Albert !
     Tous ces personnages, au caractère bien différent, font la réussite de ce roman. On s'y attache, même Pradelle ne laisse pas indifférent. Et alors, les deux escroqueries dont il est question sont tout simplement époustouflantes. Je ne parlerai pas de la fin qui est très réussie. Bref, un livre passionnant que je n'oublierai pas !

Quelques passages :

"Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bientôt étaient tous morts depuis longtemps. De la guerre,justement." (premières lignes du roman).

"Mourir le dernier, se disait Albert, c'est comme mourir le premier, rien de plus con." (p.16)

"Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d'avantages, même après."(p.157)

dimanche 5 octobre 2014

L'heure du bilan

     Un peu plus de huit mois que j'ai ouvert ce blog. Certes, sur le long terme, c'est celui qui aura duré le plus longtemps. Mais en termes de "rentabilité", "productivité" (comme ces mots sont laids, et encore plus lorsque l'on parle de blog créé pour le plaisir, mais aucun autre ne me vient à l'esprit), on ne peut pas dire qu'il soit au top. Onze articles seulement, celui-ci inclus. Cela fait à peine plus d'un par mois. Le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne suis pas une blogueuse assidue, encore moins une blogueuse née. Pourtant l'idée me plaît. Quand je vois tous ces jolis blogs épurés (je n'aime pas lire les articles des blogs trop chargés), et intéressants, je me dis : "Ben qu'attends-tu pour en faire autant ?!". Mais le passage à l'acte bloque. 
     Tout d'abord, je n'ai toujours pas réussi à me décider pour la présentation. Je n'arrête pas de changer de modèles, de bidouiller la mise en page, d'essayer de comprendre tout simplement comment fonctionne ce machin-chose appelé "blog".
     Vient ensuite la rédaction des articles. Je trouve mes articles bancals. Je crois n'avoir toujours pas compris la technique, parce qu'il y en a une, c'est évident. J'ai toujours envie de raconter l'histoire intégralement, or ce n'est pas l'objectif, sinon autant écrire pour soi dans un carnet ; et mes avis sont souvent bien trop légers et peu constructifs. Quand je vois les critiques des autres blogs, je me dis : " Mais comment font tous ces gens ?!? ". Je ne prends pas de notes lors de mes lectures : je veux que cela reste un plaisir. Et le passage à l'écrit de mes impressions de lecture est par conséquent plus difficile. D'autant plus difficile que le clavier s'interpose entre mon cerveau et ma main (oui, je suis une fille de 33 ans, mais d'une autre époque !). Cela dit, comme l'idée du blog me tient toujours à coeur, il est hors de question que j'abandonne.
     Alors, voilà, je vais essayer de m'améliorer, de chroniquer les livres au fur et à mesure, et non quelques mois après leur lecture, et surtout devenir une blogueuse assidue. Parce qu'en fait, écrire, j'aime ça !

samedi 2 août 2014

Vacances, vacances...

L'été est là. Soleil, farniente, lecture... mais pas une once de courage pour chroniquer les livres lus. Pourtant, il va être grand temps que je le fasse si je ne veux pas les oublier !
Voici les romans en question :














jeudi 10 juillet 2014

Vacances, j'oublie tout !

L'heure du départ approche. La chronique des deux livres lus en juin ne sera donc pas faite. Il va falloir remettre ça à dans 15 jours. D'autres livres se seront ajoutés.  J'essaierai d'écrire quelque chose de constructif concernant ces deux livres-ci (à moins que ma mémoire ne flanche à cause du soleil).


mardi 8 juillet 2014

Parce que ça fait longtemps...


     Deux mois et demi que je n'ai pas écrit. Pourtant, ce n'est pas faute de n'avoir pas lu. Au contraire. Six romans dont je n'ai pas parlé. Pas le temps. Pas l'envie. Pas le courage. Pas osé. Peut-être que la tenue d'un blog (et plus généralement d'un carnet de lectures) n'est tout simplement pas mon truc. En tout cas, pas de manière assidue. Je le regrette maintenant, parce que faire le résumé et le ressenti d'une lecture lointaine, ce n'est pas évident. Néanmoins, je vais essayer. L'objectif principal de ce blog était de garder une trace de mes lectures. Et, alors que je me demandais si je n'allais pas le supprimer, j'ai survolé les sept petits articles présents. J'avais oublié la lecture de certains livres. Comme quoi. Même si les articles demeurent sporadiques, il est utile de garder ce blog en vie.

     Comme ça, sans avoir le livre en mains, j'avoue que l'histoire ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Je ne me souviens même plus du nom du personnage. C'est une ado de quinze ans environ qui habite dans la banlieue parisienne. Le père est reparti au bled trouver une femme plus jeune et plus fertile, si mes souvenirs sont bons, laissant la narratrice et sa mère dans une misère sociale. Elles sont confrontées aux assistantes sociales qui les prennent en pitié. Il y a aussi une histoire d'amitié amoureuse de la narratrice pour une sorte de grand frère pas très fréquentable. Mais surtout une histoire d'amour avec un mec de son âge qu'elle-même qualifiait d'improbable au début du roman.
     Une belle histoire qui redonne espoir. J'ai passé un bon moment de lecture en revivant ma propre adolescence, les vacances passées en banlieue chez mes cousines. Une lecture que je ne regrette pas, même si je ne saurais en parler davantage.
     Un passage a cependant marqué mon esprit : "L'avenir ça nous inquiète mais ça devrait pas, parce que si ça se trouve, on en a même pas. On peut mourir dans dix jours, demain ou tout à l'heure, là, juste après. C'est le genre de trucs qui prévient pas. Y a ni préavis, ni relance." (p.22).


      Là encore, je ne saurai raconter l'histoire en détails. Il s'agit d'un vieux reclus vivant en Amazonie, et attendant le passage du bateau deux par an. Le dentiste naviguant sur ce bateau lui apporte des romans d'amour. Un jour, un homme est retrouvé mort. Il a été assassiné par une panthère. Le maire du village demande au vieux de partir avec quelques hommes à sa poursuite. Le vieux a vécu parmi un peuple de la forêt amazonienne. Il leur sera donc un guide précieux.
Une lecture appréciée qui m'a transportée dès les premières lignes en plein coeur de l'Amazonie. J'ai bien aimé ce face à face homme/animal, notamment le combat final.

mercredi 23 avril 2014

Les Déferlantes, Claudie Gallay.



     Le Cotentin. La Hague. Le ciel changeant, les falaises, la mer déchaînée. Tout cela ne pouvait que m'incitait à lire ce roman, étant originaire de la région, mais exilée pour raisons professionnelles.

     La narratrice, dont le nom n'est pas donné, arrive dans un petit village de la Hague pour faire le deuil de son conjoint. Elle est originaire du sud-est de la France, professeur d'ornithologie à l'université. Suite au décès de son mari, elle plaque tout pour le Cotentin. Elle y  trouve un nouveau métier : recenser les différentes espèces d'oiseaux présentes sur les côtes de la Hague.
     Dans ce village, elle noue une amitié avec Théo, le Vieux, qui exerçait ce métier avant elle ; avec Lili, la gérante du bar, fille de Théo ; avec Raphaël, le sculpteur, et Morgane, sa soeur : deux personnes avec qui elle cohabite à la Griffue ; avec Max, le cousin de Lili un peu simplet et fou amoureux de Morgane ; avec Monsieur Anselme, vieux monsieur qui a connu Prévert durant sa jeunesse ; avec Nan, la maîtresse de Théo depuis toujours, lequel est le seul à l'appeler par son vrai prénom : Florelle ; et bien sûr avec Lambert,  grâce à qui elle connaîtra à nouveau l'amour.
     L'histoire est celle d'un petit village et de ses non-dits. Tout bascule le jour où Lambert arrive sur la plage, un soir de naufrage. Nan le prend pour un autre : Michel, le petit garçon qu'elle a recueilli il y a de cela bientôt quarante ans et qui l'a abandonnée sans lui donner de nouvelles, vingt ans plus tard.
      Lambert, le horsain, n'est finalement pas si étranger que cela au village. Il y passait les vacances, avec ses parents, dans la maison juste en face le bar que tient Lili. Et ce, jusqu'à l'accident survenu un soir d'octobre 1967. Ses parents et son jeune frère, Paul, partent en bateau à Aurigny pour la journée. Lui reste seul pour la première fois. Mais sa famille fera naufrage. La mer rendra le corps de ses parents. Pas celui de Paul.
      Presque quarante années plus tard, Lambert revient au village pour connaître la vérité sur ce naufrage. Il est convaincu que Théo est responsable de la mort de ses parents : il aurait éteint le phare.


Mon avis : 

     Les premières pages m'ont enthousiasmée. J'y ai retrouvé cette atmosphère propre à la Hague. J'ai tout de suite été emportée par le mystérieux Lambert. Cela dit, le roman n'a pas su tenir les promesses des premières pages. Je m'y suis vite ennuyée. Beaucoup de choses inutiles : des dialogues qui miment la réalité, certes, mais qui ne font en rien avancer le récit ; des descriptions et des détails qui alourdissent l'histoire en ne lui apportant rien et en étant répétitifs. Et surtout, une fin que j'ai devinée dès les cent premières pages. Sachant que le roman en compte 546, j'ai trouvé que le dénouement tardait à venir.
      Peut-être mon jugement sévère de l'oeuvre est-il tronqué par le fait que j'ai tardé à la lire (lecture faite deux ans après l'achat) ? Peut-être est-ce dû au fait que la lecture a été trop lente (5 semaines) ? Mais peut-être cette lecture a-t-elle été lente car ennuyeuse ? En tout cas, une chose est sûre : ce roman ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Les Déferlantes, Claudie Gallay (2008),
 éd.Babel, 546 pages.

dimanche 23 mars 2014

La lecture ou comment prendre son temps...

     Alors voilà. Presque trois semaines que je n'ai rien écrit sur ce blog. Non pas que je ne lise pas, non. Mais disons que chez moi, la lecture s'éternise. D'autant plus, lorsque le roman fait plus de 500 pages. Je n'ai jamais été rapide à lire un livre. Même si la lecture me procure un immense plaisir, il y a toujours une petite voix qui me dit que j'ai des tas d'autres choses à faire : m'occuper du jardin, des plantes, du ménage, du rangement, un bon film à la télé, une série, des choses à faire professionnellement ... toutes les raisons sont bonnes en fin de compte. La lecture est de toute façon retardée. C'est sans doute pour cela que je préfère livre un livre de taille moyenne. Cela me donne l'impression d'aller plus vite. Parce que faut pas croire, mais cette lenteur a tendance à m' exaspérer ! Quand je vais dans une librairie (ne serait-ce  qu'à l'espace culturel de Leclerc !) et que je vois tous ces romans qui me font de l'oeil, je bave d'envie et me dis que j'en ai un à finir d'abord !! Alors, je pense à Jules Renard. Et je me dis qu'il avait raison de dire : "Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux."
     Bref, vous l'aurez compris, Les Déferlantes de Claudie Gallay est vrai plaisir, mais 500 pages, c'est beaucoup ! J'en ai lu déjà plus de 350... en presque 3 semaines !! Cela dit, j'espère réellement réussir à le finir ces jours-ci. Parce que, quand même, quand la lecture s'éternise de trop, le plaisir se délite.

mercredi 5 mars 2014

La Vengeance de Marie, Annie Jay.

    Le roman Au nom du roi, du même auteur, se terminant par l'évasion de la princesse étrangère, Marie Jabirowski, laisse le lecteur en haleine. Quand j'ai découvert qu'il y avait une suite, je me suis jetée dessus !
       Eté 1671. Depuis le début du mois de mai, la princesse est emprisonnée à la Bastille  pour tous les enlèvements et meurtres de jeunes hommes qu'elle a commis.C'est Exupère qui a permis son arrestation. La digne héritière de Barbe bleue lui voue alors une haine absolue. Grâce à Monsieur et au marquis d'Eiffiat, elle réussit à s'échapper de la Bastille, et n'aspire qu'à une seule chose : assouvir sa vengeance contre Exupère Lecoq.



Mon avis :

       De nouveau les aventures et le suspense sont au rendez-vous. Mais le cadre du récit a quelque peu changé. Les célèbres écrivains classiques ainsi que les salons littéraires laissent place à la Cour des Miracles et à l'univers royal. En effet, l'auteur, qui  évoque Louis XIV et les métiers existant à la Cour, s'attarde surtout sur les moeurs de Monsieur, le frère du Roi. 
       Ce roman, bien que réussi, m'a cependant moins enthousiasmée que le précédent. Peut-être est-ce tout simplement dû à l'absence de la vie littéraire de l'époque. Ou tout simplement, le fait d'avoir lu cette suite aussitôt après. Peut-être aurais-je dû laisser retomber mon enthousiasme pour apprécier de nouveau les héros à leur juste valeur. Quoiqu'il en soit, cette lecture fut tout de même un plaisir ! 

Annie Jay, La Vengeance de Marie (2008)
ed. Livre de poche jeunesse, 253 pages.
     

vendredi 28 février 2014

Bilan livresque 2013

     Histoire de ne pas oublier (et ne pas perdre) la somme des lectures faites en 2013, voici le petit bilan donc. Petit, certes, l'année ayant été peu fructueuse en termes de lectures, mais de très belles découvertes, notamment en jeunesse.

Voici donc mes lectures de 2013 :

1 - Si même les arbres meurent, Jeanne Benameur (un véritable coup de coeur !!)
2 - Comment (bien) rater ses vacances, Anne Percin
3 - Une heure, une vie, Jeanne Benameur (égale à elle-même : j'adore cette auteure !)
4 - Le faire ou mourir, Claire-Lise Marguier ( un autre petit bijou de littérature jeunesse, puissant et violent. Une lecture dont on ne ressort pas indemne).
5 - Le Roman de l'étrange inconnu, Arthur Ténor
6 - La Ferme des animaux, George Orwell
7 - Le Café de l'Excelsior, Philippe Claudel
8 - Parce que je t'aime, Guillaume Musso (parce qu'il faut être un peu curieux dans la vie).
9 - Antigone, Jean Anouilh
10 - Le Rapport de Brodeck, Philippe Claudel
11 - G229, Jean-Philippe Blondel
12 - La classe de neige, Emmanuel Carrère
13 - La vie comme elle vient, Anne-Laure Bondoux
14 - Les Trois Mousquetaires, Alexandre Dumas
15 - Sa Majesté des Mouches, William Golding
16- La vie devant soi, Emile Aja
17- Pars vite et Reviens tard, Fred Vargas
18- Ici ça va, Thomas Vineau
19- Avant d'aller dormir, S.J Watson
20- La Liste de mes envies, Grégoire Delacourt
21- Grâce et Dénuement, Alice Ferney (magnifique roman).
22- 50 nuances de Grey, (pas terminé)
23- Maïté Coiffure, M-A Murail
24- La littérature en péril, T.Todorov
25- La Fortune des Rougon, E.Zola (parce que je me suis lancée le défi de lire toute cette fresque dans l'ordre. Il fallait donc bien commencer par le premier.)

jeudi 27 février 2014

Au nom du roi, Annie Jay





     4 Février 1671. La fille de Mme de Sévigné part pour Grignan ; la marquise est effondrée. Elle arrive en larmes chez Mme de La Fayette. Camille Adam, jeune fille de compagnie de la comtesse, est présente.
   En même temps, dans une taverne parisienne, Exupère (Exu... quoi ?) discute avec son ami Lucas. Celui-ci a rendez-vous avec une magnifique princesse étrangère. Il a réuni toutes ses économies pour partir avec elle. Exupère tente de l'en dissuader. En vain. Depuis quelques temps, à Paris, des jeunes hommes riches disparaissent. Exupère ne sait pas que c'est la dernière fois qu'il voit son ami.
    Face à toutes ces disparitions, le jeune héros va aider son père, le policier Benoît Lecoq, à mener l'enquête. En même temps, Mme de Sévigné est inquiète. Elle vient tout juste de se séparer de sa fille chérie ; elle ne voudrait pas qu'il arrive quelque chose à son fils. Elle charge donc Exupère de le suivre. Le jeune homme croisera alors la route de La Fontaine, Boileau et Racine.

Mon avis :

   Annie Jay, auteur de romans historiques pour la jeunesse, nous plonge une fois de plus en plein coeur du 17e siècle.
    Elle part d'un fait divers qui serait survenu lors de cette période et s'inspire grandement d'un personnage réel dont elle aurait trouvé des renseignements dans les archives de Paris : Exupère Lecoq.
   Ce roman historique et policier est bien mené. Il permet d'entrevoir les balbutiements de la police telle qu'on la connaît actuellement, tout en nous plongeant dans la réalité sociale du siècle de Louis XIV. Surtout, son intérêt porte sur les personnages d'écrivains réels tels que Racine, La Fontaine, Mmes de Sévigné et La Fayette, entre autres.
    J'ai beaucoup aimé ce roman pour toutes les aventures relatées ; pour l'histoire d'amour naissante entre le jeune héros, Exupère, et la jeune fille de compagnie de Mme de La Fayette, Camille ; et aussi pour sa mise en scène des grands écrivains de l'époque.
   La fin est pleine de suspense, et n'a rien à envier aux faits divers actuels. Un bon moment de lecture.

Annie Jay, Au nom du roi (2006),
 coll. Livre de poche jeunesse, 214 pages.

mercredi 26 février 2014

L'Histoire : un éternel recommencement ?

     Et si l'Histoire était un éternel recommencement ? Si la barbarie nazie pouvait se répéter ? Ce sont là des questions posées par le roman de Todd Strasser, La Vague.

     Etats-Unis. Lycée Gordon. Classe de Terminales. Ben Ross, professeur d'histoire. Pour aborder son cours traitant de la Seconde guerre mondiale, l'enseignant passe un film sur l'horreur nazie. Très certainement "Nuit et Brouillard", mais rien n'est dit. A la fin du documentaire, la majorité des élèves quitte le cours comme si de rien n'était, prétextant que cela s'est passé il y a longtemps et qu'il n'y a plus rien à craindre. D'autres élèves, dont Laurie Saunders, s'interrogent. Comment les Allemands ont-ils pu laisser faire ça ? Comment ont-ils pu prétexter, à la fin de la guerre, n'avoir été au courant de rien ?
     Afin de permettre à ses élèves de comprendre la réaction de ce peuple, Ben Ross décide de mener une expérience. Le lendemain, il arrive en classe habillé différemment, de manière bien plus classe. Il change aussi d'attitude, demande à ses élèves de se tenir droit sur leur chaise, de répondre à ses questions en se levant et en commençant par "M. Ross..." suivi d'une réponse brève. Les élèves se plient au jeu très facilement, à la grande surprise de leur professeur. Un premier slogan est créé : "La Force par la Discipline". Puis un deuxième : "La Force par la Communauté", et un troisième : "La Force par l'Action". Le tout accompagné d'un salut de ralliement. Un mouvement apparaît alors : la Vague. Ben Ross en est le leader.
     Tout aurait pu s'arrêter là et ne rester qu'un jeu. Mais, contre toute attente, les élèves se métamorphosent, et réclament cette discipline rigoureuse. Contre toute attente, le professeur se prend à aimer sa position de leader ainsi que le pouvoir qui en découle. L'expérience risque de tourner très mal si Ben Ross n'y met pas fin très rapidement. Mais en a-t-il vraiment envie ? 



Mon avis : 

     Todd Strasser part d'un soi-disant fait divers qui se serait déroulé en 1969 dans un lycée californien. Il a bien-sûr romancé ce fait divers, mais le fait est là : tout peut recommencer. La Vague est un roman court, mais intense. Il pose de nombreuses questions sur la vie en communauté, sur l'homme en général, sa soumission aveugle et sa soif de pouvoir. Il montre que l'Histoire peut se répéter. Mais a-t-on besoin d'un roman pour le savoir ?
      A la fin de la lecture, on se dit : "Et moi ? si j'avais été dans pareille situation ? Qu'aurais-je fait ?". Bien-sûr, la réponse n'existe pas. Elle ne peut être trouvée et donnée  que lorsque l'on se trouve devant le fait accompli.
     A l'heure de la montée des extrêmes partout en Europe et en France, la lecture de ce roman fait réfléchir. Le fascisme n'est pas mort. Loin de là...
     Suite à son succès, le roman a été adapté en film. J'espère réussir à le regarder un jour afin de voir ce que le réalisateur en a fait.

       J'ai donc apprécié cette lecture, même si j'aurais aimé que la fin soit plus développée, que la réflexion soit un peu plus poussée.

Todd Strasser, La Vague (2008),
 coll. Pocket, 146 pages.


dimanche 23 février 2014

La reine des blogs éphémères...

Voilà... un énième blog à mon actif. Je ne compte plus les tentatives... toutes avortées au bout de 3 ou 4 articles. C'est pourquoi ce premier article sera bref. L'objectif de ce blog ? Le même que les précédents : créer un journal de mes lectures, histoire d'en garder une trace. Je trouve le format "blog" plus sympa que le format papier. Maintenant, reste à voir si cette énième tentative sera cette fois-ci la bonne !
En attendant, je vais de ce pas créer un premier article ...